Finances : le gouvernement prépare un plan de paiement de la dette publique intérieure

0

La titrisation est l’option choisie par l’exécutif pour tenter d’apurer le passif de l’Etat. Cette opération financière consiste à transformer une créance en titre qui sera proposé aux investisseurs institutionnels qui, à leur tour, vont permettre à ces différentes entreprises d’avoir du numéraire puis laisser les banques porter cette dette à leur place moyennant des intérêts.

Dans un contexte économique marqué par un ralentissement des cours du baril de pétrole et la rareté des ressources financières, le gouvernement congolais envisage, entre autres mécanismes visant à résoudre la question de la dette publique, de procéder à la titrisation des créances dues aux opérateurs économiques locaux.

Un séminaire atelier sur le sujet s’est ouvert, le 8 novembre, à Brazzaville. En lançant ces assises, le directeur de cabinet du ministre des Finances et du budget, Henri Loundou, entend prouver l’engagement des autorités à régler le gros dossier de la dette intérieure qui a aussi un poids sur le dynamisme de l’économie nationale. « L’une des recommandations fortes issues de la concertation que nous avons eue en septembre dernier est que l’Etat devrait tout mettre en œuvre pour aboutir à un dispositif d’apurement de sa dette intérieure par la titrisation », a souligné Henri Loundou.   

En plus du volet pédagogique que veut la rencontre des acteurs du secteur financier national, les autorités misent sur un mécanisme efficace qui va débarrasser l’économie des pesanteurs qu’entraîne l’endettement vis-à-vis des opérateurs économiques, dont la plupart sont déjà asphyxiés par le volume des échéances dues par l’Etat. Mieux, l’atelier permettra aux financiers de maîtriser la nature juridique des titres à émettre, les modalités de fixation de la maturité des titres et de règlement, la fiscalité afférente… 

En septembre dernier, une rencontre similaire avait été organisée à l’endroit des investisseurs, des banques et entreprises locales. Parmi les insuffisances relevées par les participants figure la faible participation des investisseurs locaux aux différentes séances de souscription. Cela est dû, à en croire les spécialistes, au manque d’intérêt que ces opérateurs économiques ont des titres émis par le Congo, conformément à la règlementation de la zone Cémac.  

Légendes et crédits photo : 

– Le présidium du séminaire atelier
– Les participants

Source : http://www.adiac-congo.com/

Laisser un commentaire