Filles esclaves sexuels au Kasaï : la police disperse la marche de soutien des mouvements citoyens

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Une trentaine d’activistes des mouvements citoyen ont été arrêtés lundi 30 juillet avant midi et conduits à l’inspection générale de la police ville de Kinshasa. Il s’agit de jeunes des mouvements Engagement citoyen pour le changement, (Eccha RDC), Lutte pour le changement (LUCHA), Biso peuple et LASDH.

Ces activistes allaient remettre un mémorandum au bureau de la représentante du chef de l’Etat chargée de la lutte contre les violences sexuelles pour réclamer la libération des filles mineures ainsi que des femmes séquestrées depuis des mois par les miliciens dans le village Kamonia au Kasaï.

L’un des manifestants, Nera Kanyinda, chargé de communication du mouvement Engagement citoyen pour le changement, explique les circonstances de cette arrestation :

« La marche avait bien débuté. Mais, arrivée au niveau du croisement de l’avenue ex. 24 Novembre et le boulevard du 30 juin, y a eu au moins quatre [voitures 4×4 des policiers], qui ont intercalé la marche et arrêté les amis. On les a embarqués brutalement et en les frappant ».

Pour rappel, l’affaire remonte à avril 2017. A l’époque, des témoins alertent la mission de l’ONU au Congo sur des enlèvements de civils par les milices Bana Mura. Dans leur contre-offensive contre les miliciens Kamwena Nsapu, les Bana Mura attaquent toute une série de villages en territoire de Kamonia au Kasaï. Ils auraient alors enlevé une soixantaine de mineurs lubaphones soit 49 filles, 15 garçons et 2 femmes adultes selon des sources onusiennes. Près d’une centaine, femmes et enfants confondus, selon la société civile.

En janvier et en juin 2018, les Nations unies ont fourni aux autorités congolaises une liste de lieux où ces mineurs pourraient être détenus, mais aucune libération n’a lieu jusqu’ici d’où cette demarche des mouvements citoyens.

Source: http://www.mediacongo.net/

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