Filière manioc : les résultats du projet « champs-écoles-paysans » jugés satisfaisants

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Le ministre de l’Agriculture, Henri Djombo, et la représentante de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Suze Percy Filippini, ont apprécié positivement les résultats ,de deux ans, de mise en œuvre du projet « Appui à la promotion de la filière manioc à travers l’approche champs-écoles-paysans ».

Initié en 2014 par le gouvernement congolais avec l’appui de la FAO pour améliorer le système de production du manioc dans le pays, ce projet a formé 12 groupements, rassemblant 282 producteurs de manioc des départements de la Cuvette, des Plateaux, du Pool et de la Bouenza.

46 facilitateurs, dont 26 techniciens ont été formés . Ensuite, 29 agents d’encadrement également formés sur les techniques de collecte et d’analyse statistique des données agronomiques.

« Au vu des résultats obtenus, nous devons tirer des enseignements nécessaires pour améliorer le système de production, en mettant un accent particulier sur la chaîne de valeurs, la diversification et la commercialisation des produits », a déclaré le ministre de l’Agriculture à la clôture dudit projet, le 13 avril à Brazzaville.

Selon la représentante de la FAO, il s’agit d’un important pas de gagner sur le développement de la filière manioc. Ces résultats méritent, d’après elle, une appropriation et une pérennisation et, devrait faire l’objet d’une large diffusion vers d’autres départements du pays.

« Certes, beaucoup reste à faire mais, nous devons commencer par préserver ce que nous avons déjà acquis, si nous voulons réellement faire de cette filière l’épine dorsale de notre système alimentaire », a-t-elle souligné.

Evoquant quelques causes de la fluctuation du prix du manioc sur le marché malgré l’existence du projet, le coordonnateur de « Champs- écoles- paysans », Bienvenu Ntsouanva, a relevé entre autres, la perte de la main-d’œuvre agricole depuis l’opération « Mbata ya mokolo », et l’insuffisance des machines de production.

Rappelons que ce projet a été mis en place pour: contribuer également au renforcement des capacités des encadreurs de base et des organisations des producteurs ; intensifier durablement la production du manioc par l’augmentation de l’offre en matériel végétal sain de plantation ; améliorer des itinéraires techniques des producteurs et promouvoir la chaîne de valeur post-récolte.

Notons que le Congo ne cesse de multiplier des actions en vue d’atteindre l’autosuffisance alimentaire, la diversification de l’économie nationale, la lutte contre la pauvreté, surtout en milieu rural, grâce à l’essor d’un secteur hors pétrole hautement compétitif et durable.

Le processus d’élaboration de la stratégie de développement de la filière manioc a été enclenché dans un contexte marqué par la mobilisation générale de la communauté internationale, pour l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement et de bien d’autres engagements auxquels le pays a souscrit.

C’est dans cette optique le Congo avait créé le fonds de soutien à l’agriculture et mis en œuvre un programme national de sécurité alimentaire durant la période 2008-2015. Malgré ces multiples efforts déployés, la situation générale du secteur demeure préoccupante dans la mesure où, le coût des importations des produits alimentaires varie entre 400 et 600 milliards de FCFA par an.

Source : adiac-congo.com

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