Fichier électoral : des électeurs sans empreintes digitales ne seront pas radiés

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Intervenant le 11 juillet, dans le care de la tripartite CNSA-gouvernement-Céni, le président de la Centrale électorale a indiqué que les personnes concernées ont été préalablement identifiées sur la base des pièces d’identité probantes et des photographies consignées dans la base de données que gère son institution. 

Le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a saisi l’opportunité de son intervention de mercredi pour recadrer certains détails en rapport avec les élections. Il a  apporté l’information qu’il fallait, notamment sur les fameux 16,6% d’électeurs enregistrés sans empreintes digitales. La polémique que continue de susciter dans l’opinion le débat autour de cette question a contraint Corneille Naanga à lever, une fois pour toute, l’équivoque à ce sujet.

Dans son exposé sur le processus électoral en cours, le président de la Céni a semblé relativiser le débat qui a cours autour de ces électeurs, estimant qu’il s’agit là d’une récupération politicienne de mauvais goût. Devant les participants à la tripartite, il a indiqué que le problème ne devrait pas se poser sauf mauvaise foi des acteurs politiques. Car, a-t-il révélé, cette catégorie d’électeurs a été inscrite conformément à la réglementation en vigueur et en conformité avec la loi n°04/028 du 24 décembre 2004. D’où, a-t-il martelé, ils ne peuvent faire l’objet d’aucune radiation. Il a indiqué que toute la confusion créée autour de cette problématique procède d’une mauvaise interprétation des termes, même du rapport final d’audit de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Et d’ajouter que selon l’OIF, « ce phénomène s’explique en partie par la possibilité offerte au président du centre d’inscription de valider l’enrôlement sans l’enregistrement des empreintes ».

Cette disposition, a-t-il dit, a été introduite dans les mesures d’application de la loi portant identification et enrôlement des électeurs dans un souci d’inclusivité, pour permettre aux électeurs sans mains, doigts amputés ou blessés, empreintes illisibles, etc., de s’enrôler. Donner suite à la requête de certains acteurs politiques qui demandent que les électeurs concernés soient carrément exclus du vote constituerait, d’après Corneille Naanga, « une violation flagrante des dispositions légales et réglementaires des textes sus invoqués qui ont bel et bien prévu la possibilité de l’inscription sans empreintes de certains électeurs ».  

En fait, il n’y a aucune inquiétude à se faire au sujet des électeurs enregistrés sans empreintes digitales pour autant qu’ils ont été identifiés sur la base des pièces d’identité probantes et des photographies consignées dans la base de données. Abordant d’autres sujets qui fâchent, notamment celui du recours à la machine à voter, Corneille Naanga a fait savoir qu’elle va faciliter l’organisation de trois scrutins en une seule journée. À ce sujet, il n’exclut pas totalement l’idée d’un consensus au sein de la classe politique, pourvu que cela n’impacte pas sur le calendrier électoral.

Source : http://www.adiac-congo.com/

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