Fibre optique : Kinshasa et Kasumbalesa enfin reliées

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La connexion de la capitale congolaise et de la ville frontalière avec la Zambie a représenté un chantier de 3 300 km. Démarrés en mars 2014, les travaux de déploiement n’ont pris fin qu’en ce mois d’octobre 2017. À cette occasion, le ministre chargé des Postes, Télécommunications et Nouvelles technologies de l’information et de la communication, Émeri Okundji, a délivré officiellement le certificat de réception finale de ce chantier. Il faut préciser que Kasumbalesa est le deuxième poste frontalier après celui de Kinshasa pour le volume de trafic et le premier poste-frontière terrestre du pays.

La construction du tronçon marque ainsi la fin de la seconde phase de la mise en oeuvre du réseau national de fibre optique en RDC. Il s’agit d’une étape très importante au point d’avoir poussé le président de la République, Joseph Kabila, à s’impliquer dans les efforts d’obtenir l’appui financier d’Exim Bank of China pour le déploiement d’une infrastructure de classe mondiale qui permet de relier l’est à l’ouest de notre continent africain, en passant bien entendu par la RDC. En effet, depuis la porte maritime de Muanda, dans le Kongo Central, la fibre optique a atteint Kinshasa avant de se déployer dans l’ex-Bandundu, le Kasaï, l’ex-Katanga, la Zambie et l’Océan Indien.

Dans ce tronçon fin prêt, le défi lancé visait  à traverser au moins huit nouvelles provinces congolaises : Kwango, Kwilu, Kasaï, Kasaï central, Lomami, Haut-Lomami, Lualaba et Haut-Katanga. Depuis un certain temps, l’on annonçait d’ailleurs la fin des travaux. Visiblement, les travaux de déploiement ont connu un véritable succès, selon les échos en provenance du ministère des PTNTIC.

Sur le terrain, c’est la China International Telecomunication Construction Corporation qui a mené les travaux, en collaboration avec la Société congolaise des postes et télécommunications. Le projet a coûté l’importante somme de 221 millions de dollars américains USD, si l’on se réfère à l’accord de partenariat conclu entre le gouvernement central et China Eximbank. Par ailleurs, il existe une troisième phase qui prévoit de partir de Bandundu-ville où le câble est déjà opérationnel, jusqu’en Équateur, l’ex-province orientale et de nouveau l’ex-Katanga fermant ainsi la boucle. Un autre tronçon devra partir cette fois de Tshikapa pour Kananga, Mbuji-Mayi et Lodja jusqu’à Boende pour atteindre le câble qui passe par le nord de la région. La RDC ne cache pas son ambition de rivaliser avec les pays qui affichent des performances intéressantes avec la fibre optique. Émery Okundji n’a pas attendu pour annoncer le démarrage prochain de la nouvelle phase qui permettra ainsi d’atteindre l’objectif final qui est d’assurer la couverture du territoire national.

Source : adiac-congo.com

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