Fête de l’indépendance : à Bruxelles, les Congolais vont marcher ce 30 juin

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Initiée en marge du cinquante-huitième anniversaire de l’accession de la République démocratique du Congo (RDC) à sa souveraineté nationale et internationale, la manifestation est pilotée par le mouvement citoyen « Les congolais debout », de l’opposant Sindika Dokolo pour, « marquer la fin de la présidence Kabila ».

La célébration des cinquante-huit ans de l’indépendance de la RDC, attendue ce 30 juin, risque de se passer sans grande pompe. A la veille de cette commémoration, aucune cérémonie officielle n’est annoncée. L’effervescence qui caractérise généralement ce genre de célébration n’est pas au rendez-vous. C’est à peine que les Congolais se rappellent de ce jour qui consacre l’accession de leur pays à la souveraineté nationale et internationale. Comme cela est devenu de coutume depuis ces dernières années, l’adresse du chef de l’Etat à la nation tend à être le seul fait marquant de cette commémoration.

Qu’à cela ne tienne. Si au pays l’évènement est en instance d’être passé sous silence, tel n’est pas le cas dans l’ancienne métropole où l’engouement est perceptible dans le chef des Congolais résidant dans la capitale belge. Prenant la mesure de l’événement et comme pour marquer leur attachement au pays qui les a vu naître et avec lequel ils partagent un lien affectif très fort, les Congolais de Bruxelles ont décidé de marcher ce samedi. Au-devant de cette initiative, figure le mouvement citoyen « Les congolais debout » de l’opposant Sindika Dokolo qui pense, à travers cette manifestation, « marquer la fin de la présidence Kabila ».

Les Congolais qui vont battre le pavé ce 30 juin, en synergie avec les amis du Congo, sont déterminés à faire entendre avec fermeté leur voix en s’adressant notamment à l’Union européenne. Outre le fait qu’ils rejettent l’usage de la machine à voter, ils en appellent à la tenue des élections crédibles et inclusives sans Joseph Kabila. Pour eux, les élections crédibles veulent simplement dire « sans fichier corrompu, sans machine à tricher, sans exclusion des candidats, sans répression des manifestations démocratiques, sans report de date des élections et surtout sans M. Joseph Kabila ».

Les organisateurs de la marche exigent, par ailleurs, « qu’un arsenal des sanctions sévères et directes contre les dirigeants civils et/ou militaires congolais, y compris Joseph Kabila et sa famille biologique, soit préparé et prêt à être utilisé afin de dissuader toute personne susceptible de faire dérailler le processus électoral en cours ». Pendant ce temps, à Kinshasa, la Police nationale congolaise a dispersé, ce 28 juin, une manifestation de près de trois cents jeunes devant l’ambassade de la Belgique à Kinshasa. Ils réclamaient, sur fond d’agitation, les corps de Patrice Lumumba et de ses compagnons avant d’être interpellés par les forces de l’ordre.

 

 

Source: http://www.mediacongo.net/

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