Festival N’sangu Ndji-Ndji : un grand concert a clôturé la quatorzième édition

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Pour marquer la fin de la manifestation lancée le 6 juin,  à Pointe-Noire, des artistes ainsi que des groupes nationaux et étrangers se sont réunis sur la même scène, le 10 juin, dans l’enceinte de l’école primaire de Makayabou, dans l’arrondissement 5, Mongo Mpoukou.

 

Bien qu’ayant été organisée cette année en format réduit à cause de la crise économique que traverse le pays, la quatorzième édition du festival Nsangu Ndji-Ndji  a vécu à l’Institut français du Congo, l’espace culturel Yaro, l’espace du trentenaire, la résidence du consul général de France et à l’école primaire de Makayabu avec la participation d’une diversité d’artistes et de groupes.

Lors du concert de clôture, le groupe Farid Ghannam (musique tradi moderne) du Maroc a égayé le public avec ses sons particuliers et ses pas de danse traditionnelle exécutés avec adresse. Du côté du Congo, le collectif Ba yaya (Hip hop, rap) et l’artiste Bouitys-Bouitys ont séduit par leur style calme et dansant sans oublier leurs compositions éducatives. Les orchestres K-Musica et Class mannequin (ndombolo, rumba) ont fait bouger avec leurs chorégraphies et leurs danses comme celle baptisée Tchimpamu de K-Musica. DJ Anti-virus et MLG Mocristo (coupé décalé) ont aussi enflammé la foule avec leurs chansons un peu satiriques et provoquantes bien connues des Ponténégrins. Ces artistes et groupes aux styles divers se sont succédé sur la scène, ovationnés par un public enthousiaste et nombreux. Il faut dire que ce concert a été l’activité du festival qui a réuni plus de monde.

Au cours du festival, le public a eu également droit au gospel, un style qui a été bien consommé avec Félix-Tchicaya-Serge-trio (France-Congo) qui est à sa troisième participation. La percussion a été aussi de la partie avec les groupes Doudouba et K-Bien (Guinée-Congo) qui ont émerveillé avec des sons de tam-tams complexes et bien exécutés, tout comme le ndombolo avec le groupe Show de Loandjili. Le théâtre a été aussi au rendez-vous avec Nana Ardo (cameroun) et Anw Jigi’art (Mali) qui ont fait preuve de professionnalisme et marqué les esprits avec les pièces intitulées « Chez le docteur » pour le premier et « Antigone » pour le deuxième.  

L’événement a permis aux Ponténégrins de découvrir N’sik mbil, un nouveau groupe congolais de musique tradi-moderne qui les a entraînés dans les profondeurs du département du Kouilou avec l’exécution de la danse Tchikumbi. La chanteuse brazzavilloise Gladys, à la voix chaude, a laissé ses traces dans les mémoires, de même que le duo Sonny Troupé (France-Bénin) ainsi que les deux talents de la musique tchadienne, notamment Cravate, artiste engagé aux multiples casquettes, et Géneviève Matibeye, surnommée le rossignol, qui était très attendue. La chanteuse a pu conquérir les cœurs avec sa voix berçante et ses titres aux rythmes tantôt doux, tantôt saccadés et plein d’enseignements.   

La manifestation a aussi été marquée par la nuit des partenaires qui a eu lieu le 8 juin, à la résidence du consul général de France. Des conférences sur l’importance des musées et sur la collaboration créative, animées par le directeur départemental du Patrimoine et des archives ainsi que par des professionnels culturels ont permis d’ échanger lors d’une rencontre professionnelle sous le Kolatier.

Légendes et crédits photo : 

-Géneviève Matibeye lors de sa prestation à la soirée des partenaires/ Crédit photo Adiac
-Le groupe N’sik Mbila à l’espace du trentenaire / Crédit photo Adiac

Source : http://www.adiac-congo.com/

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