Félix Tshisekedi : « Si je suis le candidat de l’opposition, je gagnerai ! »

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Félix Tshisekedi, le fils du défunt vétéran de l’opposition congolaise, Etienne Tshisekedi, aspire à diriger une coalition constituée des sept principaux partis de l’opposition.

L’opposant congolais devra faire face à six leaders aspirant eux aussi à diriger la coalition des sept principaux partis d’opposition pour affronter Emmanuel Ramazani Shadary, le candidat désigné par le président Joseph Kabila à l’élection présidentielle du 23 décembre prochain. L’ancien vice-président du pays, Jean-Pierre Bemba, et l’ancien gouverneur de l’ex-Katanga, Moïse Katumbi, qui font aussi partie de la coalition de l’opposition, ont été empêchés tous les deux de concourir.

Nous avons assez de soutien dans tout le pays pour remporter la majorité

Avec 21 candidats en lice pour cette élection à un seul tour, les coalitions sont essentielles pour obtenir la majorité des 40 millions d’électeurs.
Félix Tshisekedi a déclaré lors du rassemblement de l’opposition ce samedi, qu’ils allaient « s’asseoir » cette semaine avec ses concurrents pour décider d’un « plan commun » et d’un « candidat commun ».

« Si je suis le candidat, je gagnerai », a déclaré Félix Tshisekedi dans une interview avec la BBC.

« Mais si je me retire demain en faveur d’un autre candidat, en faveur du candidat commun, il aura autant de chances que moi de gagner. Je pense que nous sept avons assez de soutien dans tout le pays pour remporter la majorité », a-t-il poursuivi.

D’après lui, le peuple congolais est fatigué du régime du Président Kabila et est prêt pour le changement : « Les gens sont fatigués de ce régime qui a été en place depuis 1997 [quand le père de M. Kabila est arrivé au pouvoir]. La situation économique du Congo est extrêmement chaotique. Nous pensons qu’en luttant efficacement contre la corruption et en développant un climat d’affaires, nous pouvons réussir dans l’amélioration des vies de la population congolaise. Aujourd’hui, un Congolais vit avec 1.25 $ par jour, nous espérons l’améliorer à 11.75 $. C’est vraiment la moindre des choses que nous pouvons faire et je pense que c’est au moins le minimum de ce que les Congolais attendent de nous. »

S’il y a un point sur lequel les sept partis d’opposition sont déjà unanimes, c’est la condamnation de machines à voter que veut utiliser la Ceni.

Comme certains observateurs internationaux, ils craignent que les machines puissent être utilisées pour tricher, comme l’explique Fatshi dans son interview : « Nous avons jusqu’au 7 octobre pour leur faire changer d’avis. Après cette date, nous devrons très rapidement nous débarrasser de la machine et imprimer les scrutins, mais j’ose croire que nous avons du temps pour faire les choses correctement avant le 23 décembre.»

« Accomplir le rêve de mon père »

Parlant de son père, Etienne Tshisekedi, décédé l’année dernière en Belgique et dont le retour pour un enterrement est toujours dans une impasse entre les autorités familiales et congolaises, Félix Tshisekedi le décrit comme son « maître » et voudrait si possible accomplir son rêve.
« Je veux, si possible, accomplir le rêve de mon père […] C’est mon but. Un Congo accueillant, qui intègre des étrangers et travaille de pairs avec eux, un Congo qui est riche et prospère et qui brille à travers l’Afrique. C’est mon rêve … et je pense que les gens me font assez confiance pour le réaliser ».

Jusqu’ici, l’opposition a échoué à s’unir contre le Président Kabila lors des élections de 2011 et plusieurs partis d’opposition doivent encore régler des rivalités internes.

Source: http://www.mediacongo.net/

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