FCC : les gouverneurs des provinces et autorités religieuses signent la Charte

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Tous les gouverneurs des provinces, sauf celui du Kongo central Jacques Mbadu décédé le 19 juillet dernier, ont apposé leurs signatures mercredi 1er août sur la charte constitutive du Front commun pour le Congo (FCC), dont l’autorité morale est le président sortant Joseph Kabila.

Les gouverneurs des provinces, les personnalités politiques et celles de la société civile ont signé hier, à Kinshasa, la Charte du Front Commun pour le Congo (FCC). Cette méga plateforme se donne comme ambition le renouveau de l’intelligence congolaise pour comprendre qu’au-delà de tout ce qui a été fait sur le plan sécuritaire, économique et politique, la RDC demeure fragile.

En signant cette Charte, les adhérents ont souscrit à l’engagement d’apporter ce message au peuple, de pouvoir solliciter ces suffrages, pour que lors des élections qui pointent à l’horizon, nous ayons une majorité parlementaire et également un chef de l’Etat qui aura une réelle assise nationale pour gouverner avec sa majorité, implémenter les réformes qui devront transformer radicalement la société congolaise et lui conférer le respect qui lui est dû en Afrique et dans le monde.

Le Front Commun pour le Congo (FCC), méga plateforme initié par le président de la République, Joseph Kabila Kabange, séduit de plus en plus les Congolais de tous bords qui n’hésitent pas à adhérer à sa Charte. Hier, dans un hôtel de la place, c’est une trentaine de personnalités politiques et de la société civile, sans oublier les associations, qui sont venus apposer leurs signatures à cet important document.

Outre les vingt-cinq gouverneurs des provinces, à l’exception du Kongo central qui est endeuillé, des personnalités comme le Prof. Homère Ngongo, Wilson Omanga, Djenga Egefu, Lomboto Nkale et Papy Kazadi de l’Union des jeunes pour la croissance d’un Congo meilleur (UJCCM), se sont tous engagés.

L’appel de Mgr Marini Bodho

Mgr Marini Bodho a adhéré au FCC en signant la charte de la plateforme

Mais l’attraction de cette 4ème cérémonie solennelle de signature de la charte du FCC est sans conteste l’adhésion de certains chefs des confessions religieuses. Avec à leur tête Mgr Marini Bodho, figure emblématique et ancien patron de l’Eglise du Christ au Congo, ECC, qui a appelé ceux des Congolais qui hésitent encore à venir signer la charte constitutive dudit Front. Pour l’ancien président et représentant légal de l’Eglise du Christ au Congo, « C’est un engagement de conscience » pour sauver le pays.

« J’appelle ceux qui hésitent à venir signer car c’est notre patrimoine commun. C’est le Congo qui nous appelle pour qu’on ne puisse pas jouer un rôle négatif dans la gestion, l’orientation de tout ce que nous faisons. Je crois que c’est un appel à tous, c’est un engagement de conscience », a déclaré Mgr Marini Bodho. L’ancien président de l’ECC convie ses compatriotes à « signer la charte du FCC, pas par formalité, mais d’une manière engagée ».

Selon Marini Bodho, « la signature de la charte représente un engagement pour que nous puissions être unis et aller dans le même sens avec les mêmes idéaux pour sauver notre pays. Pour moi c’est un engagement sérieux qui peut servir d’éthique en vue de réaliser quelque chose pour notre pays. Voilà le sens du geste que nous venons de poser. En tant que responsable, c’est un devoir, c’est aussi un droit. Nous avons le droit de défendre notre pays et de garder son unité dans toutes les actions. Et je crois que par cette action on peut réussir. C’est au-delà des partis politiques, c’est une action commune, fédérative. Il s’agit ici du pays, notre patrimoine commun sans égal », a insisté le pasteur.

Quelques gouverneurs réagissent

Sous la modération d’Azarias Ruberwa et le protocole assuré par Félix Kabange Numbi, c’est le ministre de l’Economie nationale, Joseph Kapika qui a lu la Charte à l’intention de nouveaux adhérents. Après la signature de la Charte, quelques gouverneurs, notamment celui du Haut Katanga, Célestin Pande a réagi. Il a salué l’initiative de Joseph Kabila qui est d’abord initiateur de la paix.

« S’il n’y a pas de paix dans ce pays, tout ce que nous sommes en train de faire n’aura pas lieu. Nous voulons accompagner le chef de l’Etat, lui qui est l’artisan de la paix. Dans le Haut Katanga, nous construisons les routes… sous son leadership. Nous, peuple katangais, serons derrière Joseph Kabila. C’est lui qui nous donne l’ambition de continuer et de développer le pays », dit-il.

Il a été suivi du gouverneur Lola Kisanga, qui pense qu’à travers cette signature, il affirme son engagement, sa loyauté et sa fidélité à Joseph Kabila, il affirme son engagement républicain d’une cause juste. C’est aussi une occasion pour lui d’affirmer sa détermination à joindre ses efforts à l’effort du président de la République pour réunir les Congolais, afin de sauver la nation congolaise. C’est-à-dire, poursuivre l’action de l’émergence que Joseph Kabila a initiée depuis des décennies, pour atteindre l’objectif de l’émergence d’ici 2030.

Le FCC vise à « permettre à ses membres de participer, sur la base d’un programme commun, à la conquête démocratique du pouvoir à tous les niveaux aux prochains scrutins pour lesquels les membres de la coalition apporteront leur soutien à une candidature unique à l’élection présidentielle », selon un communiqué publié à cet effet par le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende.

Source: http://www.mediacongo.net/

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