Faune : un réseau de braconniers démantelé dans la Sangha

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Le groupe est composé des écogardes, de fonctionnaires de l’Etat et d’un ressortissant nigérian interpellé par les services de répression de la direction départementale de l’Economie forestière en collaboration avec les services de police et les agents de la Fondation Nouabalé Ndoki.

Les six personnes et leurs complices ont été arrêtés pour abattage de plusieurs éléphants et détention illégale des armes et munitions de guerre.

Dans les faits, les écogardes auraient facilité l’accès dans le parc Nouabalé-Ndoki pour abattage des éléphants. Par contre, un policier ainsi qu’un douanier auraient contribué à fournir les armes et munitions de guerre ayant servi à  l’abattage des éléphants.

Il y a près d’un mois que ces présumées délinquants avaient comparu devant à la barre du Tribunal de Ouesso. Au terme d’une instruction pertinente, l’affaire a été renvoyée au 18 janvier pour l’audition de Benjamin Mbondo, un sujet de la République du Congo, cité dans la procédure.

Pour rappel, ce dernier réputé grand braconnier venait récemment d’être condamné par le même tribunal. Il écopait de cinq ans de prison ferme pour les faits d’abattage et de commerce illicite des ivoires dans une autre affaire. 

Face à ces interpellations, la colère des organisations de conservation de la faune a monté d’un cran. « Pour une fois, le tribunal ne nous reprochera plus de ne prendre que les délinquants fauniques de second rang, j’espère qu’il ne cédera pas aux potentielles pressions…Nos services travailleront d’arrache- pied pour prendre plus de gros poissons… », a déclaré un des responsables de la Fondation Nouabalé-Ndoki.   

Ces conservateurs de la faune espèrent l’application de la loi, notamment de l’article 113 de la loi 37/2008, du 28 novembre 2008 sur la faune et les aires protégées. Selon eux, ces agents de l’Etat et les écogardes poursuivis pourraient écoper, chacun, de la peine maximale de cinq ans de prison ferme.

Rappelons que la convention sur le commerce international des espèces de faune et de la flore sauvages menacées d’extinction dont le Congo est signataire encourage les actions judiciaires et répressives.

Source : adiac-congo.com

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