Exploitation minière: augmentation sensible de la production du cuivre et du cobalt

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La production annuelle du cuivre a augmenté de 12,9% pour atteindre 1,2 million de tonnes en 2018, pendant que celle du cobalt a accru de plus de 43 % par rapport à 2017, selon les chiffres fournis, le 6 février, par la Chambre de commerce.

Le secteur minier en République démocratique du Congo (RDC) continue d’afficher une vitalité qui augure, d’ores et déjà, de belles perspectives pour le pays. C’est en tout cas ce qu’on peut dire à la lumière des dernières statistiques données par la Chambre de commerce. Dans un rapport publié le 6 février, elle a fait état de l’augmentation de la production annuelle du cuivre et du cobalt, deux minerais hautement stratégiques sur lesquels mise le pays pour assurer son développement. Il ressort de ce document que la production annuelle du cuivre a augmenté de 12,9% pour atteindre 1,2 million de tonnes en 2018 et que celle du cobalt a accru de plus de 43 % par rapport à 2017.

De quoi rendre une fière chandelle aux entreprises du secteur qui, nonobstant les restrictions imposées par le nouveau code minier, n’ont pas interrompu ni revu à la baisse leurs activités. Glenconre, le géant minier suisse, à travers ses filiales Kamoto Cooper Company et Mutanda Mining basées à Kolwezi, a affirmé avoir produit au courant de l’année 2018 plus de 1,450 million de tonnes de cuivre et plus de quarante-deux mille tonnes de cobalt. Pour sa part, Tenke Fungurume Mining a vu sa production du cuivre atteindre plus de cent vingt-cinq mille tonnes et celle du cobalt aller également au-delà de cent vingt-cinq mille tonnes tonnes.

Cependant, malgré leurs performances, les firmes d’exploitations minières en RDC continuent de s’attaquer à certaines dispositions du nouveau code minier, estimant qu’elles risquent d’étouffer les opérateurs du secteur. De la hausse de la taxation des superprofits et de la redevance minière qui passe de 2 à 10% à la réduction de certains avantages douaniers en passant par l’annulation du système d’amortissement hyper rapide sur les capitaux et sur les biens d’équipement, ces exploitants miniers militent pour la révision de ces dispositions qui ne rencontrent pas leur assentment.

Pendant ce temps, l’entreprise Ivanhoé qui exploite le gros gisement minier de Kamoa à Kolwezi a annoncé la découverte du cuivre d’une teneur de 13%, à vingt-deux mètres seulement de la surface. Une bonne nouvelle pour les communautés locales qui y voient un facteur de développement de leurs contrées via les investissements que ce minerai va donner lieu, conformément à la nouvelle législation minière. Celle-ci impose aux géants miniers d’investir dans des projets sociaux de manière à impacter positivement sur la vie de la population environnant leur site d’exploitation.

Source : http://www.adiac-congo.com/

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