Ex-Katanga : le secteur minier incontournable même pour réussir la reconversion

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Tirée par les mines depuis des lustres, l’économie de la région veut s’appuyer désormais sur ses autres potentialités inexplorées pour s’assurer une reconversion future jusque-là hypothétique en raison de la prédominance des activités minières.

Comme c’est le cas pour le Lualaba, l’une des provinces formant jadis l’ex-Katanga, il est difficile d’envisager un avenir sans les mines ou plutôt sans passer par elles. Pour mettre en œuvre les deux nouvelles vocations, à savoir le tourisme et l’agropastorale, le Lualaba espère rebondir en s’appuyant sur le secteur minier qui reste le principal pilier de son économie. De la riche province, l’on sait qu’elle conserve la majorité, soit plus de 75 %,  des richesses minières de l’ex-Katanga exploitées, il faut le rappeler, depuis le Congo belge. Il n’est pas exagéré de dire que le Lualaba dispose de la documentation la plus fournie sur les sites miniers et les réserves enfouies sur son sous-sol.  Le véritable défi n’est pas de relancer le secteur minier mais de s’en détacher progressivement pour pérenniser son développement.  

Toutefois, cette spécificité minière historique représente un atout majeur pour développer un secteur comme le tourisme. En effet, les anciens sites miniers désaffectés, avec leurs cratères gigantesques remplis d’eau, attirent de plus en plus de touristes désireux d’en savoir plus sur l’exploitation minière. Dans son plan triennal, le gouvernement provincial a mis les moyens en jeu pour faire du tourisme l’un des futurs piliers de son développement économique. Il existe de nombreux sites touristiques locaux plutôt attrayants : cascades de Tshatuta, plages de Katebi et Wansela, site de Mwankandala avec ses pierres mystérieusement superposées, chutes atteignant parfois les 80 m de hauteur, grottes, etc. Si le Lualaba compte un nombre impressionnant de richesses, toute la problématique est d’arriver à y faciliter l’accès.  

Une année après l’arrivée de l’actuelle équipe dirigeante, quelques indicateurs viennent confirmer les premiers bons résultats. Il y a, par exemple, l’affluence importante dans la province, avec une difficulté réelle de trouver une chambre d’hôtel vide à Kolwezi lors des grands événements qui se multiplient. Dans la politique générale de la province, l’on attache désormais une importance aux différents acteurs capables de participer au boom touristique. Outre les sessions de formation à leur intention, des incitations sont prévues pour les privés désireux d’investir dans le transport en commun, la restauration, l’hôtellerie, etc. Il faut noter que la province du Lualaba dispose de plusieurs voies de sorties: routière, aérienne et ferroviaire. Actuellement, des travaux sont en cours pour faciliter la circulation avec les pays voisins, dont la Zambie et l’Angola.

Source : http://www.adiac-congo.com/

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