ESU: les professeurs de l’UPN menacent d’aller en grève

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Les professeurs de l’UPN accordent au gouvernement un ultimatum qui expire le 5 octobre pour répondre positivement à leurs revendications. Faute de quoi, ils promettent de passer à l’action.

Réunis la semaine dernière en as semblée générale extraordinaire, les professeurs de l’Université pédagogique nationale (UPN) ont agité la menace d’aller en grève. Cela, au cas où le gouvernement n’appliquait pas le protocole d’accord signé le 23 octobre 2017 entre l’Association des professeurs de l’Université pédagogique nationale (APUPN), qui les représente, et le gouvernement. Une date a même été avancée pour le début de la grève : le lundi 1er octobre 2018.

Aux termes de ce protocole d’accord, il a été convenu entre les parties signataires l’organisation des élections des principaux animateurs des universités et instituts d’enseignement supérieur, notamment les recteurs, directeurs généraux et présidents et vice-présidents des conseils d’administration dans les universités et instituts supérieurs de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU).

Les professeurs de l’UPN accordent au gouvernement un ultimatum de dix jours, à dater du 26 septembre 2018, date à laquelle s’est tenue l’assemblée générale extraordinaire. Cela, afin que le gouvernement réponde positivement à leurs préoccupations. À l’expiration du l’ultimatum fixé au vendredi 5 octobre 2018 et au cas où l’Exécutif national ne s’exécutait pas, ils préviennent qu’ils « saboteront » la rentrée académique 2018-2019, rapporte Radio Okapi. Ils exigent également le paiement d’au moins trois tranches de la prime de transport.

« À défaut, à partir de ce lundi 1er octobre 2018, les professeurs décident d’observer une cessation d’activités, c’est-à-dire pas de délibération, pas de deuxième session et naturellement pas de rentrée académique 2018-2019 », disent-ils, dans une déclaration rendue publique lors de leur assemblée générale extraordinaire. À noter que les professeurs ont promis de se retrouver dans quinze jours.

L’année dernière, rappelons-le, les professeurs de l’UPN avaient décrété une grève au motif que le gouvernement n’avait pas exécuté « effectivement et intégralement » toutes les dispositions contenues dans l’accord signé entre les deux parties. Il s’agit notamment du paiement du troisième palier de la paie des salaires des professeurs et du paiement du trop perçu sur les véhicules acquis à crédit par les professeurs. Il était aussi question de l’organisation des élections des principaux animateurs de l’ESU.

Après différentes rencontres avec les autorités gouvernementales, dont celles du ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU), les grévistes avaient décidé, à l’unanimité, de suspendre la grève après un mois d’inactivités. Ce, en attendant l’exécution effective et intégrale de toutes les dispositions contenues dans cet accord.

Source: http://www.mediacongo.net/

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