Est de la RDC : les miniers dans l’expectative

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Les effets de la recrudescence de l’insécurité se font déjà ressentir dans l’est de la RDC, avec l’arrêt aujourd’hui confirmé par des sources autorisées des activités de la société canadienne Banro autour de la mine d’or de Namoya. Par ailleurs, l’on a appris le début de l’évacuation du personnel et même des équipements miniers jusqu’à l’amélioration de la situation sécuritaire dans la zone.

La raison de l’arrêt est liée aux combats qui ont repris entre les Forces armées de la RDC (Fardc) et les groupes armés. La proximité des hostilités au corridor d’approvisionnement et de ses connexions ont justifié cette mesure préventive de suspension des activités et bien entendu l’évacuation temporaire du personnel. La société elle-même a confirmé cette décision dans un communiqué publié récemment. La situation sécuritaire reste globalement préoccupante dans la région. L’on signale, par exemple, des tirs nourris qui se sont abattus sur une vingtaine de camions de la société qui se sont retrouvés pris au piège entre les Fardc et les milices Mai Mai dans la province du Sud-Kivu. Pour autant, Banro a réussi à sécuriser ses installations de Namoya avec l’aide des services de sécurité du pays. Par contre, la mine aurifère de Twangiza poursuit normalement ses activités.

Avec la baisse des cours des matières premières, la situation dans les sites miniers du pays est loin d’être encourageante. Beaucoup de sociétés minières dont Banro traversent un moment très difficile. Citant une autorité congolaise, une journaliste belge, Collette Braeckman, a fait état des résultats financiers non atteints par Banro. Elle est allée plus loin en évoquant une lourde dette de la société auprès de l’État congolais et une véritable tension sociale qui couve avec les villageois en colère à cause des conséquences néfastes de l’exploitation minière sur leur environnement.

Source : adiac-congo.com

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