Espace aérien menacé : deux avions avec une même immatriculation !

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Incroyable mais vrai ! Une compagnie privée d’aviation opérant en RDC, exploite deux aéronefs différents avec un seul et même numéro d’immatriculation. La première unité flottante avec le Numéro de série MSN 677 (24 ans) leur aurait été délivrée en février de l’année en cours. Aussi curieux que cela puisse paraître, à la même date, renseignent des sources, la deuxième unité flottante avec le numéro de série MSN 827 (20 ans) leur aurait été délivrée.

Quel est avion qui vole actuellement dans le ciel Congolais ? Comment se fait-il que ces deux avions différents puissent porter la même  immatriculation ? Peut-on admettre qu’il y ait deux avions Airbus A321-200 qui naviguent allègrement dans le ciel congolais, estampillés 9S-ASB ? Autant sont des questions qui, naturellement, interpellent plus d’un congolais qui voudrait voir sa sécurité assurée lorsqu’il monte à bord d’un avion.

Réglementation violée

Pourtant, et cet opérateur privé du secteur le sait parfaitement bien, surtout qu’il s’est toujours érigé en donneur des leçons, lorsqu’il s’agit de défendre ses intérêts au grand dam de l’Etat et du peuple congolais, même quand la loi va au profit de toute la communauté, en matière de l’aviation civile comme toute autre d’ailleurs, tel que reconnu tant au niveau planétaire que de  l’OACI (Organisation de l’aviation civile internationale), que sur l’échiquier national par l’AAC-(Autorité de l’aviation civile), le numéro d’immatriculation est exclusif.

Que dire alors de cet acte posé par cet exploitant privé ? D’aucuns soutiennent qu’il s’agit purement et simplement de la violation de la réglementation du secteur. Car, en plus de l’exclusivité du numéro d’immatriculation, il a été strictement interdit par le gouvernement Congolais, conformément à l’article 5 de l’arrêté du ministère des Transports et Voies de communication du 13 Novembre2012, d’importer en RDC, un aéronef ou un produit aéronautique dépassant quinze (15) ans depuis sa fabrication.

Tout ceci dans le souci d’assainir le secteur du trafic aérien jadis empesté par des aéronefs taxés des cercueils volants qui endeuillaient fréquemment la RDC, au point que cette dernière fut classée sur la liste noire par l’organe faitier du secteur au niveau international, avec comme finalité, d’assurer la sécurité des populations, en réduisant sensiblement le taux et la fréquence des risques des crashs et autres accidents, grâce à l’éradication du phénomène cercueil volant de triste mémoire.

Fort malheureusement et contre toute attente, alors que le gouvernement congolais ne ménage aucun effort sous l’impulsion du Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, pour moderniser l’aviation civile Congolaise et garantir la sécurité des populations, certains opérateurs privés du secteur qui ont du mal à se départir de leurs vieilles habitudes, continuent d’importer frauduleusement des cercueils volants sous les numéros d’immatriculation des autres unités flottantes agréées et déjà opérationnelles.

Manque à gagner pour le Trésor

Compte tenu de ce qui précède, non seulement que ces exploitants privés exposent des paisibles citoyens à la mort, pourvu que leurs intérêts soient obtenus, mais aussi et surtout, ils se dérobent de leurs obligations devant l’Etat Congolais au grand jour. Car, en exploitant deux avions avec un même numéro d’immatriculation, ce sont des millions en termes d’argent qui échappent chaque jour à la caisse du Trésor public, au profit de ces opérateurs privés qui s’illustrent ainsi dans la fraude fiscale massive. Selon certains analystes avisés, ces exploitants privés ont érigé cette pratique trompeuse en système, devenu comme une mafia dans le trafic aérien Congolais. Ni le nombre de morts susceptible d’engendrer, en pareils cas, ces types d’appareils, ni  la hauteur du manque à gagner que subirait le Trésor public, ne les préoccupent.

Autres temps, autres mœurs…

Pour autant que nombre de ces exploitants privés opèrent, selon des informations recoupées, sous la bénédiction de certains compatriotes avec lesquels ils collaborent occultement pour leur sale besogne, ils se trompent d’époque. Car, l’on n’est plus à l’époque où chaque exploitant se croyait intouchable, tel un hors-la-loi, violant, bafouant et foulant aux pieds les lois et règlements du pays à son gré. Voilà même pourquoi, lorsqu’en violation flagrante de la loi, ils sont sévèrement sanctionnés, ces exploitants privés, quoiqu’en position répréhensible,  s‘érigent en donneurs des leçons, brandissant à tort et à travers la libéralisation, pourtant, déclenchée par Feu le Maréchal Mobutu depuis 1978 pour une concurrence loyale du secteur, et non pour en faire un pandémonium.

Malheureusement, avec cette nouvelle réglementation du secteur, qui, fondée sur la vision de la Révolution de la Modernité du Chef de l’Etat, s’est inscrite dans cette même lancée de la libéralisation réformée, il n’y a plus de place pour les fauteurs en eaux troubles, les hors-la-loi et les intouchables. D’où, les autorités compétentes sont invitées à ouvrir l’œil et le bon, afin de mettre hors d’état de nuire tous ceux qui polluent le secteur du transport aérien Congolais.

C’est seulement à ce prix-là qu’un terme sera mis au scandale dans le ciel congolais où deux avions peuvent naviguer avec le même numéro d’immatriculation et que le sort tragique, très souvent réservé aux passagers, peut être écarté en amont.

Source: http://www.mediacongo.net/

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