Environnement : sauvegarder la beauté naturelle du Congo

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Au début de cette année, un pisteur a conduit ma famille à travers la jungle près d’Odzala. En arrivant dans une clairière, nous sommes soudainement tombés sur une troupe de gorilles des plaines marchant à moins de dix mètres de nous. Nous nous tenions parfaitement immobiles avec un sentiment d’admiration; ils ont retourné notre regard avec un air curieux. La vingtaine de gorilles menés par un impressionnant dos argenté et comprenant plusieurs mères avec enfants se sont dirigés vers un bosquet d’arbres, puis sont montés à la recherche de fruits. Après une vingtaine de minutes, nous sommes retournés à notre camp de base, avec le souvenir à jamais gravé dans notre mémoire.

Ce n’est que l’une des nombreuses merveilles naturelles exceptionnelles que j’ai vues dans ce beau pays depuis mon arrivée, il y a huit mois. Des plages du Kouilou aux Cascades du Congo, des collines de Lefini aux vastes forêts du nord, le Congo est vraiment une terre bénie avec une beauté naturelle.

Je suis fier que le gouvernement des États-Unis ait joué un rôle-clé dans la conservation de la biodiversité et le développement rural en République du Congo pendant plus de deux décennies. Par le biais du Programme régional pour l’environnement en Afrique centrale (Carpe) de l’Usaid, le gouvernement des États-Unis appuie la conservation à travers toute cette région qui abrite une biodiversité d’importance mondiale. Ensemble, nous sommes dans la dernière étape de la création de son cinquième parc national, le Parc national d’Ogooué Lekiti qui s’étend à travers la frontière ouest pour relier le Parc national gabonais du Plateau Bateke.

Alors que le braconnage des éléphants et la criminalité liée aux espèces sauvages ont dévasté la population de grands mammifères ailleurs dans la région, nous avons travaillé avec la société civile et le gouvernement congolais pour protéger la faune dans des vastes régions du nord du Congo. Par exemple, les populations de grands singes et d’éléphants sont restées stables dans le paysage de Ndoki-Likouala, où des études récentes sur la faune montrent des populations stables de grands singes (estimés à 56 000 individus) et d’éléphants (estimés à 10 550 individus). C’est en grande partie grâce au gouvernement congolais et à ses partenaires ainsi qu’à un cadre de gestion innovant qui place les partenaires du secteur privé et les communautés locales au cœur des efforts de conservation.

Le développement de l’écotourisme est depuis longtemps une priorité dans les aires protégées telles que le Parc national de Nouabale-Ndoki, où les chercheurs ont suivi pendant des années trois groupes de gorilles dans la forêt, de sorte qu’il y a maintenant dix-sept gorilles habitués à la présence d’observateurs humains. Le soutien du gouvernement américain a aidé à construire des maisons d’hôtes et des tentes touristiques; le secteur privé prévoit déjà d’investir dans des infrastructures touristiques supplémentaires au cours des prochains mois. La République du Congo va bientôt se targuer d’une attraction écotouristique à rivaliser avec celle des gorilles de montagne d’Afrique de l’est.

Déjà, la conservation apporte des avantages significatifs aux communautés locales sous la forme d’infrastructures locales (écoles, hôpitaux, etc.) et un soutien direct à l’éducation, aux programmes de formation, à la santé ou aux activités génératrices de revenus pour la population rurale vivant près des parcs. Les pêcheurs, en collaboration avec les autorités locales, ont commencé à mettre en œuvre une gestion durable des pêches dans le Parc national de Nouabale-Ndoki et dans la réserve communautaire du Lac Télé.

De plus, l’Usaid soutient le système judiciaire et les procureurs pour s’assurer que les criminels de la faune sont traduits en justice. C’est un partenariat qui fonctionne. Et je suis fier que les États-Unis jouent un rôle de soutien au Congo pour préserver cette belle terre. Le gouvernement américain est fier de notre investissement à sauvegarder la beauté naturelle du Congo.

Todd Haskell et sa famille aux environs du parc national d’Odzala-Kokoua

Source : http://www.adiac-congo.com/

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