Environnement: la Chine accusée de destruction de la biodiversité en Afrique

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L’ONG nigérienne, « Jeunes volontaires pour l’environnement (JVE) », a demandé le reclassement de la plus grande réserve naturelle africaine, accusant « la Chine de détruire impunément la biodiversité en Afrique ».

La pétition a été lancée par des défenseurs de l’environnement nigériens et internationaux contre le déclassement de la moitié de la plus grande réserve naturelle d’Afrique, Termit et Tin Toumma, dans l’est du Niger, au profit d’une firme pétrolière chinoise.

« Nous avons lancé cette pétition parce que le gouvernement du Niger a adopté en juin un projet de redéfinition de la réserve, qui est vraiment menacée par l’exploitation pétrolière d’une société chinoise », a déclaré Hamadou Soumana Oumarou, membre de l’ONG JVE.

Cette pétition, disponible sur internet « demande le reclassement de la plus grande réserve naturelle d’Afrique », accusant « la Chine de détruire impunément la biodiversité en Afrique ». Elle a déjà recueilli « vingt-quatre mille signataires sur un objectif de cinquante mille« , selon Hamadou Oumarou. 

Fin juin, un conseil des ministres avait décidé du « déplacement des limites » de la réserve, afin de « se conformer au contrat de partage de production« , qui lie depuis 2008 le Niger à la China national petroleum corporation (CNPC), selon un communiqué du conseil.

« Une partie du périmètre (de la réserve) empiète sur les blocs pétroliers d’Agadem attribués à CNPC ». Ses « limites seront déplacées » mais « la réserve conservera la même superficie de 96.560 km2 », assure le gouvernement. Une décision qui « exclut près de quarate-cinq mille km2 de l’aire protégée » et « ce déclassement entraînerait la disparition de certaines espèces très menacées, comme l’addax « , indiquait l’ONG française Noé, qui avait obtenu la gestion de la réserve pour un mandat de 20 ans. Vingt-et-un puits pétroliers en cours d’exploitation par CNPC cohabitent avec la réserve, traversée par un oléoduc sur plus de 100 km, s’inquiète l’ONG.

Créée en 2012, à cheval entre les régions d’Agadez, de Zinder et de Diffa, Termit et Tin Toumma est considérée comme la plus grande réserve terrestre d’Afrique. Elle abrite cent trente espèces d’oiseaux et dix-sept espèces de mammifères, dont des espèces protégées et menacées: gazelle dama, addax, guépard saharien, mouflon à manchettes, selon les services nigériens de l’Environnement. Une centaine de variétés de plantes y a également été répertoriée par l’université de Niamey. 

Le ministre nigérien de l’Environnement, Almoustapha Garba, a estimé que la délégation de gestion à l’ONG Noé permettrait « de pallier les menaces qui compromettent la sauvegarde de la faune », dont « la persistance du braconnage et le sur-pâturage ».

Source : http://www.adiac-congo.com/

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