Environnement : la CEEAC veut réduire les risques des catastrophes

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Les travaux des experts de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) sur la prévention des catastrophes en Afrique centrale, tenus du 9 au 11 septembre à Brazzaville, se sont soldés par l’adoption d’une série des mesures au triple plan économique, social et environnemental.

Environnement : la CEEAC veut réduire les risques des catastrophesAprès la septième consultation régionale annuelle sur la réponse aux catastrophes et crises humanitaires en Afrique centrale qui s’est déroulée lundi dernier, les experts de la CEEAC, de l’Afrique de l’ouest et de l’est, ont planché sur les moyens de réduire les risques de catastrophes dans la sous- région.

« Perspectives pour la mise en œuvre du cadre de Sendai et du nouveau programme africain sur la réduction des risques de catastrophes (RRC) en Afrique centrale », c’est le thème de la sixième session de la plateforme régionale Afrique centrale pour la RRC.

Au nombreux défis liés aux catastrophes naturelles (inondations, glissements de terre), s’ajoute le risque de dégradations des plantations. En effet, l’agriculture et l’eau sont les secteurs les plus exposés à ces aléas de la nature.

La ministre de l’Economie forestière du Congo, Rosalie Matondo, qui présidait les travaux de cette réunion, a encouragé les différentes parties à prendre en compte les mesures formulées par les experts.

« Les facteurs à l’origine de la vulnérabilité des communautés africaines et aux catastrophes diverses qui s’abattent sur nos sociétés sont essentiellement anthropiques », a-t- elle estimé. Il s’agit notamment des pratiques extractives non durables, de la croissance démographique fulgurante, de l’industrialisation galopante, des injustices sociales, de la pauvreté et des visions économiques de court terme.

L’ingénieur agronome milite pour l’élaboration des politiques appropriées à différents niveaux afin d’assurer la promotion d’une culture de prévention, insistant sur le triple plan économique, social et environnemental. Le Congo s’est déjà doté d’un plan national de contingence pour la gestion des catastrophes et des plans d’actions sectoriels.

« Le pays prépare des instruments juridiques et entend mettre en place un cadre institutionnel permanent de coordination, sous l’autorité du Premier ministre, chef du gouvernement ; répertorier et cartographier les zones sensibles et à risques ; mettre en place des mécanismes de prévention et d’alerte précoce », a rassuré Rosalie Matondo.

La plateforme régionale pour la prévention des risques de la CEEAC est un organe clé qui permet de rassembler chaque année les points focaux des Etats membres et de partager les expériences et contraintes dans le cadre d’une stratégie régionale.

Légendes et crédits photo : 

Les participants posant en famille

Source : adiac-congo.com

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