Environnement. Cop 24 : la Banque mondiale annonce une enveloppe de deux cents milliards de dollars pour le climat

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Depuis le 2 décembre et pendant deux semaines, les délégués de la 24e Conférence des Nations unies sur le climat (COP24) vont essayer à Katowice, en Pologne, de faire avancer les incessantes négociations sur le climat pour réduire les effets du changement climatique sur la planète.

L’un des maillons faibles des négociations sur les accords climatiques a toujours été le manque d’action financière concrète des pays riches qui sont les plus pollueurs. Mais, cette année, les choses semblent bouger puisque les délégués de la COP24 ont déjà enregistré quelques bonnes nouvelles qui ont ponctué le début de la session, sur le front du financement de l’action climatique.

Au premier jour de la conférence, le 2 décembre, la Banque mondiale a annoncé la mobilisation de deux cents milliards de dollars entre 2021 et 2025 pour le climat, soit deux fois plus que le dernier engagement pris au lendemain de l’accord de Paris, fin 2015. Sur les cent milliards de fonds directs débloqués par la banque, la moitié sera consacrée à des projets d’adaptation des pays en développement aux dérèglements climatiques, soit autant que les sommes affectées à la limitation des gaz à effet de serre. Jusqu’à présent, seuls 20 % environ des financements internationaux vont aux politiques d’adaptation, comme la mise en place de systèmes d’alerte météo, la construction de maisons, d’écoles et d’infrastructures résistantes aux aléas ou encore le développement de pratiques agricoles adaptées au réchauffement.

Le Fonds vert pour le climat, l’un des outils financiers développés depuis 2015 pour mobiliser l’argent des pays du Nord en faveur de ceux du Sud, pourra compter sur un doublement de la contribution de l’Allemagne, portée à 1,5 milliard d’euros en 2019, a confirmé à Katowice son ministre du développement, Gerd Müller. L’annonce allemande intervient alors que le Fonds vert ouvre le chantier de la reconstitution de son socle financier, établi à dix milliards de dollars de promesses financières sur la période 2015-2018, en partie seulement tenues.

Dans un rapport détaillé, le 4 décembre devant les participants à la COP24, le comité permanent des finances de la convention-cadre, qui est l’organe des négociations climatiques, confirme une hausse globale des flux financiers pour le climat, de 17 % sur la période 2015-2016 par rapport aux années 2013-2014. Mais il ne se voile pas la face. Saluant les 681 milliards de dollars comptabilisés en 2016 au titre des finances climat, Patricia Espinosa, la secrétaire exécutive de la convention-cadre, alerte sur les 742 milliards investis la même année dans les énergies fossiles. Les acteurs financiers « ne doivent plus soutenir les projets fortement émetteurs de gaz à effet de serre », exhorte la diplomate. Cette annonce de la Banque mondiale est donc une bonne nouvelle puisqu’une part de cette enveloppe sera distribuée sous forme de prêts et de dons pour les pays les plus démunis qui n’ont pas accès aux prêts.

 

Source : http://www.adiac-congo.com/

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