Enseignement supérieur : treize établissements privés agréés par l’Etat

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Les treize écoles ont reçu un avis favorable de la commission d’agrément, au terme de sa cinquième session ordinaire tenue le 5 octobre, à Brazzaville.

Les membres de la commission d’agrément ont examiné quarante-cinq dossiers d’établissements privés de l’enseignement supérieur. Au nombre de ceux-ci, outre les treize qui ont été définitivement agréés, six dossiers de création ont été validés, six autres ont reçu l’agrément provisoire pendant que quatre dossiers d’ouverture ont été acceptés.

Afin d’inscrire les clauses de ces travaux dans la durée, les participants ont recommandé au ministère de l’Enseignement supérieur de renforcer le suivi et l’accompagnement de cette commission d’agrément. Ils ont préconisé également le respect des délais règlementaires de la tenue des sessions et l’élaboration de la grille des évaluations des établissements privés de l’enseignement supérieur du Congo.

S’adressant aux promoteurs qui n’ont pas reçu un agrément définitif, le ministre de tuelle, Bruno Jean Richard Itoua, les a conviés à se rapprocher des services compétents pour la mise en place d’un plan de régularisation.

« Notre volonté est d’accompagner les établissements privés de l’enseignement supérieur pour les hisser au niveau de l’ambition fixée par le gouvernement, à savoir former les ressources humaines de qualité. Le ministère ne doit pas avoir seulement un rôle coercitif, il doit aussi accompagner, conseiller et encourager tous les partenariats. Et il doit assurer le plaidoyer de l’enseignement supérieur public et privé auprès de tous les partenaires », a insisté Bruno Jean Richard  Itoua.

L’École africaine de développement (EAD), dirigée par Alain Isaac Makita Moungala, est parmi les treize établissements qui ont obtenu un agrément définitif. Selon ce dernier, son institut a offert pour cette année des bourses aux étudiants issus des familles chrétiennes défavorisées. Ces bourses couvrent deux années de formation gratuite et prennent en compte, pour les nouveaux bacheliers, les frais d’inscription, d’écolage, de scolarité, d’accès à la bibliothèque et aux salles de laboratoire.

« L’octroi de ces bourses a un caractère humaniste car nous le faisons depuis 2001. Nous sommes motivés par la volonté des jeunes chrétiens à vouloir poursuivre les études de niveau supérieur mais après deux années de gratuité, leurs parents paieront à partir de la troisième année d’études », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, le ministre Bruno Jean Richard Itoua a indiqué que l’agrément définitif peut être retiré quand un établissement privé ne maintient pas la constance des cursus. Celle-ci se mesure par la qualité du corps enseignant, le respect du cadre juridique, du volume horaire, l’homologation des programmes et autres.

Enfin, le ministère de l’Enseignement supérieur entend mettre en place une assurance qualité pour contrer l’anarchie qui risque de s’infiltrer dans ce sous-secteur. « L’agrément définitif est examiné chaque année. Si les conditions ne sont pas remplies, il est aussitôt retiré. Nos établissements privés de l’enseignement supérieur doivent avoir des ensignants reconnus au niveau international. Nous les encourageons à modifier leur sphère de partenariat académique », a conclu Bruno Jean Richard Itoua.

Légendes et crédits photo : 

Le ministre Beuno Jean Richard Itoua présidant les travaux / Adiac

Source : http://www.adiac-congo.com/

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