Enjeux de l’heure : Ensemble pour le changement revendique le leadership dans l’opposition institutionnelle

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Dans une déclaration faite le 26 février au cours d’une conférence de presse, le regroupement politique proche de Moïse Katumbi dit constater que Félix Tshisekedi a été proclamé président de la République démocratique du Congo (RDC) par la Centrale électorale, validé et investi par la Cour constitutionnelle. Dès lors, il le reconnaît comme président « de fait » et, par conséquent, décide de poursuivre son combat dans l’opposition.

La position d’Ensemble pour le changement, en rapport avec les présents enjeux politiques, était très attendue dans l’opinion. Cette plate-forme que dirige l’ex-gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, est finalement montée au créneau, dans le cadre d’une conférence de presse, pour donner son avis sur l’actuel leadership incarné par Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le président de la République élu le 30 décembre.

Le ton était plutôt à la conciliation. Les têtes couronnées de ce regroupement politique, parmi lesquelles Pierre Lumbi, Delly Sessanga, Christophe Lutundula et Claudel Lubaya ont adopté un langage courtois, se gardant de verser dans une polémique inutile et contreproductive.  

Ces proches de Moïse Katumbi ( en exil) ont indiqué que Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a été proclamé président de la RDC par la Commission électorale nationale indépendante, validé et investi par la Cour constitutionnelle. Dès lors, ils le reconnaissent comme président « de fait » et, par conséquent, décident de poursuivre leur combat dans l’opposition. « S’il mène des actions qui sont bonnes pour la République, nous allons les saluer et les soutenir. Si, par contre, il mène des actions qui nous semblent difficiles à soutenir, nous allons dénoncer. C’est notre rôle dans l’opposition. Et dans ce cadre là, la collaboration entre le pouvoir et l’opposition a des règles précises », a déclaré Pierre Lumbi, le vice-président.  

En fait, Ensemble pour le changement revendique le leadership dans l’opposition institutionnelle en s’appuyant notamment sur ses élus au niveau national et provincial. « Première force politique de l’opposition issue des élections 2018 avec ses soixante-six députés nationaux et quatre-vingt-dix-sept députés provinciaux, Ensemble pour le changement est résolu à poursuivre sa lutte pour l’établissement d’un Etat de droit démocratique, le respect des libertés et de la dignité humaine, la lutte contre la corruption et les antivaleurs », peut-on lire dans la déclaration publiée à cette occasion.

Ce regroupement politique appelle, par ailleurs, Félix Tshisekedi à matérialiser une de ses promesses de campagne, en l’occurrence la libération des prisonniers politiques et le retour des exilés politiques. Parmi les prisonniers politiques dont la libération est attendue, l’on cite, entre autres, Franck Diongo et Eugène Diomi Ndongola. Quant à Moïse Katumbi, Jean-Pierre Bemba et Mbusa Nyamisi, ils sont cités comme des exilés politiques en attente d’une mesure de grâce pour regagner le pays. Pierre Lumbi et les siens attendent du chef de l’Etat des signaux forts susceptibles de renforcer leurs convictions sur sa capacité à faire bouger les lignes par une gouvernance républicaine.  

Ils appellent, en outre,  à une évaluation entre toutes les plates-formes de la coalition Lamuka qui est appelée à disparaître en tant que regroupement électoral. « A l’heure actuelle, nous devons nous réunir pour une évaluation et prendre de nouvelles orientations. Nous avons tous combattu pour la vérité des urnes. A présent, nous devons maintenant combattre pour l’établissement de l’Etat de droit dans notre pays », a déclaré, pour sa part, Delly Sessanga, un des membres influents d’Ensemble pour le changement.

Légendes et crédits photo : 

Les cadres d’Ensemble pour le changement, en conférence de presse le 26 février à Kinshasa

Source : http://www.adiac-congo.com/

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