Eliminatoires Russie 2018 : autant d’enseignements à tirer pour les Diables rouges

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Le onze national congolais a terminé sa campagne en concédant, le 12 novembre au stade de l’Unité, un nul d’un but partout face aux Crânes de l’Ouganda, en match comptant pour la 6e et dernière journée.

Eliminatoires Russie 2018 : autant d’enseignements à tirer pour les Diables rougesAvec quatre défaites et deux matches nuls, les Congolais quittent la compétition, derniers de leur groupe, avec deux points pris en six matches et le moral dans les chaussettes. Que peut-on donc retenir de leur participation ? Durant toute la campagne, les Diables rouges ont eu droit à deux sélectionneurs, chacun avec sa philosophie et sa vision.

Pierre Lechantre débute les éliminatoires avec une ossature dominée par la présence des joueurs locaux.  Il s’est fait vite virer en raison des contre-performances (deux défaites en deux matches notamment (1-2) à Brazzaville contre l’Egypte, puis (0-1) à Kampala contre l’Ouganda). Ce qui a précipité le départ de l’ancien sélectionneur du Cameroun était en principe  la non-qualification du Congo à la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations  (CAN), Gabon 2017.

Déjà très mal embarqué dans les éliminatoires de Russie, le Congo engage Sébastien Migné. L’ancien adjoint de Claude Le Roy arrive avec une politique différente de celle de Pierre Lechantre. Il fait revenir tous les cadres puis annonce officiellement que cette campagne devrait lui permettre de préparer son équipe pour les éliminatoires de la CAN 2019.  Après quatre matches, ses Diables rouges n’ont pas encore retrouvé leur marque. Ils sont restés bloqués à une équipe en manque de confiance, incapable de répéter les mêmes performances. 

Dans le premier match de Migné lors de ces éliminatoires, les Diables rouges sont passés à côté d’un exploit à Kumasi. Ils tiennent en échec les Black stars (1-1), mais dans les jours qui suivaient, ils chutaient lourdement à domicile face aux mêmes Ghanéens (1-5). C’est, d’ailleurs, cette équipe malmenée à domicile qui a donné des sueurs froides à l’Egypte, avant de craquer dans le temps additionnel (1-2), en octobre dernier.  Sur les quatre matches des éliminatoires du mondial joués, Sébastien Migné a enregistré deux défaites contre deux matches nuls; 4 buts marqués contre 9 encaissés.  

Des faiblesses à corriger avant mars

Au terme de cette présentation, il y a lieu de reconnaître que Sébastien Migné a du travail . Depuis qu’il  a pris  les rênes de l’équipe, le Congo n’arrive pas à dépasser la barre de deux buts. L’équipe affiche comme moyenne d’un but par match toute compétition confondue (match amical, éliminatoires CAN et Coupe du monde). Or, il faut parfois aller au-délà pour prétendre gagner un match. Là où le bât blesse, c’est le nombre de buts concédés par cette sélection, en autant de compétitions. En sept rencontres, les Diables rouges ont concédé 16 buts contre 7 inscrits. Avec une telle moyenne, il est difficile d’espérer une qualification à la CAN 2019.

Un autre problème qui reste entier est celui des conditions dans lesquelles les Diables rouges prennent ces buts.  Le 11 novembre, ils ouvrent le score contre l’Ouganda sur leur première véritable occasion à la 10e minute. Baudry Marvin, bien décalé par Prince Oniangué, bat Denis Onyango, le portier ougandais. A peine le ballon mis en jeu, Karisa Milton, d’un centre manqué, trompait Barel Mouko à la 11e minute. Les Congolais sont restés muets dans les minutes qui suivaient alors qu’ils  auraient pu même concéder un deuxième but si Barel Mouko n’avait  pas sorti deux arrêts reflexes respectivement sur les frappes de Mutyaba Muzamiru et Geofrey Serunkuma.

C’est quasiment le même scenario du match amical contre le Bénin disputé, le 8 novembre. Le Congo ouvre le score par l’entremise de Dylan Saint-Louis et se fait rejoindre deux minutes après.  Contre l’Egypte, on peut s’appuyer sur le même constat.Eliminatoires Russie 2018 : autant d’enseignements à tirer pour les Diables rouges Après s’être revenus au score grâce au but d’Arnold Bouka Moutou, les poulains de Migné concèdent un deuxième but dans les arrêts de jeu.  Contre le Ghana à Brazzaville, alors que le but d’Emmerson à la 43e minute avait réussi à relancer le match à 1-2, la défense congolaise concédait un troisième but, avant la pause (45e minute). Est-ce un problème de concentration après les buts marqués à un adversaire ? Migné doit réfléchir pour trouver le remède.  

Une autre difficulté, dont la responsabilité n’incombe pas seulement au sélectionneur,  c’est l’incapacité de l’équipe congolaise à conserver le résultat. Contre le Ghana à Kumasi, les Diables rouges se sont fait rejoindre dans les ultimes minutes du match. Face à l’Egypte à Brazzaville, ils ont ouvert le score avant de se faire rejoindre et dépasser sans compter d’autres scenarios des années antérieures. Le match face à l’Ouganda étant officiellement le dernier avant le rendez-vous de mars contre le Zimbabwe comptant pour  la deuxième journée des éliminatoires de la CAN 2019, Migné a encore quatre mois  pour tout revoir  et  bâtir l’équipe à la taille de ses ambitions. Car il n’aura plus d’excuses en cas d’un nul de trop ou d’une défaite à domicile. La CAN du Cameroun reste un objectif majeur.

 

 

Légendes et crédits photo : 

Baudry Marvin ouvre le score contre l’Ouganda de l’intérieur du pied/Adiac Thievy Bifouma et ses coéquipiers se contentent d’un but par match/Adiac

Source : adiac-congo.com

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