Elections: Telema Ekoki lance la campagne « Je veux un nouveau président au plus tard le 31 décembre 2017 »

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La campagne sera jonchée d’une «série d’actions aussi bien de mobilisation que de désobéissance civile, pour marquer la détermination du peuple congolais de reprendre en main ses responsabilités et de jouer pleinement son rôle de souverain primaire ».

Le Mouvement politico-citoyen Telema Ekoki a lancé, le 4 octobre, lors de la conférence de presse tenue en la salle père Bocka de Cepas à Gombe, la campagne « Je veux un nouveau président au plus tard le 31 décembre 2017 ». Ce mouvement, qui a dit unir sa voix à celle des élites résistantes de la RDC, a également annoncé à cette date le début, dans le cadre de cette campagne qui a pour thème et cri mobilisateur : « Je veux un nouveau président maintenant », d’une série d’actions aussi bien de mobilisation que de désobéissance civile. Cela, pour marquer la détermination du peuple congolais de reprendre en main ses responsabilités et de jouer pleinement son rôle de souverain primaire.

Parmi les actions prévues pour la concrétisation de cette campagne, il y a notamment des marches et des sit-in. Dans cette optique, Telema Ekoki prévoit, pour des semaines qui suivent, des appels à la désobéissance civile, des actions de masse, des actions pour intensifier des pressions diplomatiques sur le président Kabila, des actions avec l’Église catholique et les autres confessions religieuses, en réponse à l’appel des évêques de la Cénco, des consultations avec le peuple congolais ainsi que des rencontres avec les différentes couches de la population pour discuter du projet de société fédérateur d’urgence.

Se lever contre la violation de la loi

Motivant cette détermination à agir maintenant, ce mouvement politico-citoyen a fustigé le fait que les mois de septembre 2016 et 2017 sont passés sans que la Céni ne convoque  le corps électoral de la RDC. « Cela constitue, selon notre mouvement, une violation inadmissible aussi bien de la Constitution en vigueur que des droits civils et politiques des Congolais », a noté ce mouvement dans sa déclaration lue par Cédric Mudiantu. Dans cette action, le mouvement politico-citoyen Telema Ekoki affirme ne pas défendre un Accord politique quelconque tombé en désuétude et qui constitue, malheureusement, une excuse pour reporter indéfiniment la tenue de l’élection présidentielle, alors que tous les accords politiques signés depuis des années demeurent inappliqués à ce jour aussi bien dans l’esprit que dans la lettre.

Pour le mouvement politico-citoyen Telema Ekoki, en effet, on ne peut pas croire à un processus électoral sans décrispation politique. « Où sont-ils, aujourd’hui, les prisonniers politiques emblématiques qui incarnent la lutte pour l’alternance politique et la vérité des urnes exigée par tout le peuple congolais ? », s’est demandé ce mouvement. En réponse, Telema Ekoki a relevé que ces derniers se trouveraient toujours en prison. « Et nous refusons de rester passifs face à la volonté d’un pouvoir de facto de transformer la RDC en une immense prison à ciel ouvert », a appuyé ce mouvement.

Une structure différente des autres

Telema Ekoki se dit un mouvement citoyen différent des autres. À l’en croire, sa stabilité reposerait sur son fonctionnement basé sur le principe hégélien de la pyramide inversée. « La base décide et les élites résistantes encadrent et accompagnent la lutte », a précisé ce mouvement. Dans cette optique Telema Ekoki, qui se veut un mouvement de la jeunesse, dit refuser « l’hypocrisie de ceux qui maquillent leurs engagements politiques derrière une fausse neutralité ». Il dit, au contraire, ouvertement revendiquer son identité de « mouvement politico-citoyen ».

Dans sa différence, Telema Ekoki estime également que le rôle du souverain primaire ne se limite pas à être convoqué en tant que corps électoral- même si les Congolais sont aussi privés de cette prérogative élémentaire. Alors que ce mouvement pense revendiquer le rôle actif de souverain primaire, qui doit pouvoir exprimer son mécontentement envers des dirigeants confisquant le pouvoir d’État par la force et la répression politique.

« M. Kabila voudrait priver les Congolais de leur droit à la libre expression, de leur droit à manifester pacifiquement ainsi que de leur droit de protester contre un régime dont le bilan est largement négatif en termes de développement social, économique, sécuritaire et qui pratique une politique autiste sur le plan diplomatique », a fait remarquer ce mouvement, en notant que le peuple congolais, en tant que souverain primaire, a le droit de revendiquer la bonne gestion des ressources que génère le pays et il est de son droit le plus légitime de dénoncer par tous les moyens démocratiques, la corruption endémique qui mine la gouvernance du régime actuel, d’autant plus que ses représentants ont simplement démissionné de leur rôle de contre-pouvoir et ne se gênent pas d’occuper des fonctions électives, tout en étant hors mandat.

Source : Media Congo

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