Elections locales : Patricia Yoka dévoile les projets du Club-2002 pour Poto-Poto

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Candidate aux élections locales à Poto-Poto (troisième arrondissement de Brazzaville) sur la liste du Club-2002 Parti pour l’Unité et la République (Club-2002 Pur), Patricia Yoka a déclaré qu’une fois élue, elle va plaider auprès des pouvoirs publics pour la formation et l’intégration des filles-mères, ainsi que la lutte contre l’incivisme et l’insalubrité. Elle a bien voulu répondre aux questions des Dépêches de Brazzaville, dans une interview

Elections locales : Patricia Yoka dévoile les projets du Club-2002 pour Poto-PotoLes Dépêches de Brazzaville : Pouvez-vous nous dire les principales ambitions qui vous ont conduit à se porter candidate à Poto-Poto ?

Patricia Yoka : Je me suis portée candidate pour défendre l’idéologie de notre formation politique se reposant sur le principe de la démocratie chrétienne. Notre parti a opté pour des valeurs de tolérance, d’amour du prochain et du partage. C’est pourquoi, nous sommes contre l’achat des consciences lors des consultations électorales. Car, les populations de Brazzaville en général et celles de Poto-Poto, en particulier sont en quête du mieux-être, du mieux-vivre et non des illusions. Vous savez que l’illusion est comme un mirage au loin, on a l’impression de voir de l’eau mais lorsqu’on s’approche, on n’y voit rien.

  La seconde raison est liée au fait qu’après quinze ans de militantisme au sein du Club-2002 Pur, le temps est arrivé que je m’engage dans l’exercice de la responsabilité publique.

LDB : Quelles seront vos priorités pour Poto-Poto, une fois élue ?

P.Y : Je suis personnellement préoccupée par les conditions de vie des jeunes filles-mères qui sont vouées à la débauche et exposées à toutes formes de risques.  Il est important que l’Etat, avec l’aide des ONG, puisse imaginer des schémas pour leur intégration sociale en créant, par exemple, des centres de métiers. Ce sera mon combat une fois au conseil départemental et municipal de Brazzaville.

En outre, je réalise que le développement intellectuel et physique d’un humain est tributaire de son environnement, j’en suis sûre. On ne peut pas être productif dans un environnement insalubre. De plus, un environnement pollué est source de diverses maladies. L’Etat devrait nouer, dans le cadre de l’assainissement, des partenariats avec des sociétés privées en vue de moderniser nos villes.

En ce qui concerne les personnes du 3e âge, notre combat sera axé sur la plaidoirie que l’on doit mener pour que le gouvernement prenne une loi portant sur la réduction des coûts des examens médicaux pour cette catégorie de personnes, ainsi que des médicaments pour des maladies de la vieillesse.

LDB : Que pensez-vous du phénomène dit « bébés noirs » et de l’incivisme dans la ville de Brazzaville ?

P.Y :  L’incivisme est dû, en partie, par le chômage des jeunes et l’intolérance. Nous pensons que l’Etat devrait s’associer aux organisations de la société civile pour espérer réduire la montée des antivaleurs. Notre formation politique, qui est d’obédience religieuse, est beaucoup préoccupée par ce phénomène. Nous en faisons l’une de nos priorités, une fois élus, au conseil départemental et communal de Brazzaville.

LDB : Avez-vous un mot en guise de conclusion de cet entretien ?

P.Y : Nous invitons les populations de Poto-Poto à voter pour les candidats du Club-2002 Pur aux élections locales, dont Mohamed Samba en est la tête de liste. Nous plaçons l’amélioration de leurs conditions de vie comme notre première priorité.   

      

     

  

Légendes et crédits photo : 

Patricia Yoka

Source : adiac-congo.com

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