Elections législatives : le PCT enclenche la procédure de sanction des candidats indisciplinés

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La direction du Parti congolais du travail (PCT) a engagé la procédure visant à auditionner et  sanctionner ses indisciplinés membres ayant violé les lois et la discipline du parti, pour se présenter aux dernières élections législatives comme candidat indépendant, contre l’avis du parti.

Comme cela a été décidé en amont, le secrétaire général du Parti congolais du travail, Pierre Ngolo,  a annoncé, le 4 août à Brazzaville, lors d’une conférence de presse, que les membres du parti indisciplinés seront sanctionnés.

Pierre Ngolo n’a pas donné le nombre total des membres du PCT visés par cette sanction, encore moins la nature des sanctions qu’écoperont ces récidivistes.

Il a précisé, dans un ton sévère, que cette mesure disciplinaire s’appliquera, sans complaisance, à tous les membres du PCT ayant pris part aux dernières élections législatives en qualité d’indépendant, sans avoir obtenu quitus du parti, violant délibérément la loi, les textes et la discipline du parti.

 « Nous avions pris l’engagement de sanctionner ces candidats avant les élections, mais cela s’est avéré impossible parce que la procédure est longue. Mais, pour tous ceux qui ont violé la discipline du parti, la procédure est déjà engagée. Ils doivent être entendus afin qu’ils soient sanctionnés, quel que soit leur statut, même ceux qui ont été élus députés. Leurs dossiers sont déjà transférés à la commission de contrôle et d’évaluation », a précisé Pierre Ngolo, ajoutant qu’« il n’y a pas de prime à l’indiscipline ».

Le secrétaire général du PCT a expliqué que ces sanctions sont prévues dans le cadre de l’application de la discipline au sein du parti, conformément à la résolution et aux orientations prises par le bureau politique.

Le PCT conforte sa majorité avec 90 sièges

Etablissant le bilan des élections, qu’il estime largement positif, le secrétaire général du PCT s’est réjoui des performances réalisées par son parti, pour avoir raflé à lui seul quatre-vingt-dix sièges, dont soixante-treize au premier tour du scrutin et 17 au deuxième.

Ce nombre record s’allongera à quatre-vingt-quinze, si l’on ajoute les cinq députés que le parti a conservés dans les cinq circonscriptions du Pool, dont le scrutin n’a pu être organisé pour des raisons d’insécurité.

Hormis ces quatre-vingt-quinze sièges, poursuit Pierre Ngolo, le PCT a aussi positionné plusieurs candidats indépendants, mais sans donner le nombre de ceux qui ont été élus.

Ce qui portera, vraisemblablement, le nombre total des sièges du parti au pouvoir à plus de cent, sur les cent-cinquante-et-un députés que comptera cette quatorzième législature.

Cette performance du PCT, ajoute Pierre Ngolo, confirme sa légitimité et sa place de leader sur l’échiquier politique nationale.

« Avec 90 députés, le Parti congolais du travail va disposer de la majorité absolue au sein de la future assemblée nationale. A ce nombre, il faut ajouter les cinq députés PCT du Pool qui, selon la loi, sont reconduits jusqu’à l’organisation des élections partielles », a-t-il renchéri.

Répondant à la question des dissensions observées entre le PCT et les partis alliés sur le positionnement des candidats, le secrétaire général du PCT,  également président par intérim de la majorité présidentielle, a précisé que son parti n’a pas violé les accords pendant ces élections.

« Si  la lecture faite est telle que le candidat détenteur du siège n’est plus à mesure de garantir la préservation du siège, la majorité devrait choisir qui est valable pour la représenter. Mais nous avons constaté que certains amis n’ont pas respecté la règle, et cela a été pour nous la réponse du berger à la bergère », a conclu Pierre Ngolo.

Légendes et crédits photo : 

Pierre Ngolo, secrétaire général du PCT (photo adiac)

Source : adiac-congo.com

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