Élections en une séquence: le Rassop/Limete priorise la présidentielle

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Cette frange de l’opposition propose que la présidentielle soit organisée au cours de cette année 2017 comme le prévoit l’accord politique de la Saint-Sylvestre.

Comment sortir du bourbier dans lequel le pays se trouve actuellement empêtré faute d’avoir organisé les élections dans les délais constitutionnels, c’est-à-dire en décembre 2016 ? Si l’accord du 31 décembre obtenu de haute lutte grâce à la facilitation des évêques catholiques représente un brin de solution pour avoir repoussé les échéances électorales vers fin 2017, il y a cependant lieu de relativiser pour autant que ledit texte est loin d’être respecté dans ses termes. Lentement mais surement, l’on tend vers un nouveau glissement, la centrale électorale ayant déjà déclaré son incapacité à tenir cette échéance pour des raisons principalement techniques et financières.

Nonobstant toutes les raisons évoquées par la Céni pour créditer la thèse d’un nouveau report des scrutins, au Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement (aile Limete), on est convaincu du contraire. Cette frange de l’opposition refuse, en effet, de croire à ce qu’elle considère comme un stratagème du pouvoir et tient mordicus à l’organisation des élections au moment convenu, c’est-à-dire fin 2017.       

En tout cas, les ténors du Rassop/Limete ont réitéré à Corneille Naanga leur vœu de voir les élections se tenir cette année conformément à l’accord de la Saint-Sylvestre. C’était lors de la dernière audience que le président de la Céni leur avait accordé en marge des manifestations initiées dernièrement par les mouvements citoyens à travers le pays. Le Rassop/Limete suggère qu’en cas de blocage dans l’organisation des élections (présidentielle, législatives et provinciales) en une seule séquence comme le prévoit l’accord, que l’on privilégie la présidentielle qui est constitutionnelle. La charte fondamentale prévoit que cette élection se tienne quatre-vingt-dix jours avant la fin du second et dernier mandat présidentiel. Les autres élections dont la Constitution n’a pas fixé de calendrier peuvent bien être reportées si besoin en est.    

L’autre argument développé par les responsables du Rassop/Limete, tient au fait que l’organisation de la présidentielle demeure à ce jour le nœud du problème qui divise la classe politique congolaise en s’érigeant comme un sérieux obstacle dans le règlement de la crise politique. À Limete, on reste convaincu qu’il suffit de résoudre la problématique de la présidentielle pour débloquer la crise actuelle avec un effet d’entraînement sur la situation socioéconomique du pays, quitte à se rattraper par la suite pour organiser les élections restantes. Une proposition qui visiblement ne semble pas rencontrer l’assentiment de la Céni pour qui toutes les élections se valent et que l’on ferait œuvre utile en organisant tous les trois scrutins en une séquence. Elle est soutenue dans cette vue par les cadres de la majorité redevenus les chantres du développement à la base et pour qui l’accent devrait plutôt être mis sur les élections locales et provinciales de sorte à impulser le développement au niveau des entités décentralisées.  

À la majorité, on affirme ne pas s’opposer à la proposition du Rassop/Limete sauf qu’il faut que le président Joseph Kabila en fonction se fasse remplacer par un président élu. Un argument qui justifie désormais tout glissement dans la mesure où tout report de la présidentielle est synonyme du maintien en poste de Joseph Kabila  en attente du nouveau président élu au suffrage universel direct.  

Source : adiac-congo.com

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