Élection des gouverneurs : la démarche de la Ceni jugée non conforme

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Le chronogramme publié mardi pour l’élection des gouverneurs dans onze provinces n’est pas du goût de l’opposition qui continue d’attendre le calendrier des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales prévues au plus tard le 31 décembre 2017 conformément à l’accord de la Saint-Sylvestre.   

Lorsque la Ceni avait annoncé qu’elle allait publier le 18 juillet le calendrier électoral, d’aucuns ont cru qu’elle était finalement revenu aux bons sentiments après avoir tout ramené après la publication, par le Parlement, de la loi sur la répartition des sièges. La centrale électorale entendait donc jouer sur l’effet surprise là où bien d’observateurs avertis savaient que le calendrier électoral, tel qu’attendu dans l’opinion, n’était pas à l’ordre du jour. Prenant le revers de ce qu’attendaient les Congolais, la Ceni a plutôt publié, via un communiqué, une décision annonçant la convocation du scrutin et la publication d’un calendrier relatif à l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs dans onze provinces.

Il s’agit des provinces du Bas-Uele, de l’Équateur, du Haut Katanga, du Haut Lomami, du Kasaï central, du Kwilu, de la Mongala, du Sud-Kivu, du Sud-Ubangi, de la Tshopo et de la Tshuapa. Une certaine opinion, qui s’attendait à la publication du chronogramme des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales prévues au plus tard le 31 décembre 2017 conformément à l’accord de la Saint-Sylvestre, a dû déchanter. D’après le chronogramme fixé par la Ceni, il en résulte que l’élection proprement dite aura lieu le 26 août prochain. Le dépôt des candidatures devra intervenir du 21 au 25 juillet tandis que la liste définitive de candidats sera publiée le 12 août.

Les candidats auront trois jours (du 22 au 24 août) pour faire campagne devant les assemblées provinciales. Après le dépôt d’éventuels recours devant les Cours d’appel et le traitement des contentieux, la publication des résultats définitifs interviendra le 12 septembre. Au lendemain de la publication de ce calendrier, des voix se sont élevées pour fustiger la démarche de la centrale électorale étant entendu qu’il n’y avait pas vacance à la tête de certaines provinces. Tel est le cas notamment des provinces du Sud-Kivu, Kwilu, Kwango, Kasaï central, fait-on savoir. « Comment comprendre un calendrier qui intègre l’élection des gouverneurs des provinces où il n’y a pas vacances ? », s’est interrogé le député Jean-Baudouin Mayo, secrétaire interfédéral de l’UNC/Kinshasa.

Pour lui, le calendrier de l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs de provinces est simplement révélateur de l’allégeance de la Ceni vis-à-vis de la Majorité présidentielle qui chercherait, par cette démarche, à se débarrasser de certains de ses affidés jugés contre-productifs pour les remplacer par d’autres plus rassurants à la tête des provinces précitées. « La Ceni, par ce calendrier électoral, viole la Constitution et les lois de la République et se met sous la botte de la majorité.

On ne cessera jamais de le dire, la Ceni ne rassure pas et, dès lors, constitue un vrai problème à la démocratie », a-t-il déclaré. À la Tshuapa, l’on juge la décision de la Ceni d’inconstitutionnelle pour la simple raison que le gouverneur de cette province a été réhabilité après avoir été déchu par l’Assemblée provinciale. Le président de la centrale électorale est appelé à revenir sur sa décision.              

Source : Media Congo

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