Éducation : l’Acofepe sensibilise les élèves à l’importance de la lecture

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La campagne, qui vient d’être lancée dans de nombreuses écoles de Kinshasa, portera également sur l’importance de l’écriture et le bon usage des réseaux sociaux.

 

La première école à être sensibilisée  au thème retenu pour la campagne a été le lycée 2 Kasa-vubu, dans la commune éponyme. Les  élèves du secondaire et des humanités, toutes options confondues, ont  manifesté un grand intérêt pour cette opération, souhaitant que de telles actions soient multipliées pour encourager les élèves à lire.  » De plus en plus, les filles ne lisent plus et, par conséquent, perdent l’écriture et leur français est pauvre… « , a souligné l’une d’entre elles.

Pour captiver l’attention et susciter l’intérêt  des élèves sur le thème de la sensibilisation, la présidente de l’Association congolaise des femmes journalistes de la presse écrite (Acofepe), Grâce Ngyke Kangundu, n’est pas allée devant son auditoire avec un discours magistral.  Au travers un jeu de questions-réponses, elle a échangé  avec  les filles sur leurs fréquentations dans les différentes bibliothèques de la place. Il est ressorti de cette séance que près de 90 % d’élèves filles de cette école ne fréquentent pas les bibliothèques, rendant aléatoire la culture de la lecture.

 La tâche est grande, a-t-elle reconnu, conseillant les élèves que « la consultation  et la lecture des ouvrages et journaux constituent  une aide précieuse pour apprendre à penser et à s’exprimer ». À l’endroit des apprenants, la présidente de l’Acofepe a ajouté que l’exercice de la lecture apporte une inspiration nouvelle, une interprétation actualisée du monde ainsi qu’une culture plus approfondie. « La lecture nous permet de faire travailler notre mémoire, de réviser sans effort notre orthographe et d’accumuler des connaissances », a-t-elle déclaré.

Il va sans dire qu’aujourd’hui, personne ne peut s’en passer de l’emprise des réseaux sociaux. Malheureusement, ces outils de communication ne véhiculent pas toujours la vraie information.  Clémence Feza Tshiala, membre de l’Acofepe qui fait partie de l’équipe de sensibilisation a invité les lycéennes à bien se servir de ces réseaux sociaux, particulièrement Facebook et Whatsap. Pour elle, les élèves ne doivent pas seulement se limiter à poster les photos sur leurs pages publiques mais  aussi aller plus loin dans la recherche des ouvrages ayant trait à la lecture et à la science. Parlant de l’écriture, elle a recommandé aux filles de ne plus envoyer des messages par le canal de l’internet ou « SMS » avec des abréviations car, selon elle, cette pratique nuit à l’amélioration de l’écriture française. « En recourant trop aux abréviations,  vous risquez de perdre votre écriture et vous allez mal écrire certains mots. Même quand vous écrivez à vos proches sur les réseaux sociaux, il faut écrire les mots en entièreté pour ne pas perdre l’écriture. C’est important … », a-t-elle martelé.

Pour la semaine qui commence, l’Acofepe poursuit sa camapgne dans  d’autres écoles de la capitale, ciblant aussi bien les filles que les garçons. Rappelons que l’Acofepe s’est fixé entre autres objectifs : revaloriser le statut de la femme de la presse écrite congolaise, augmenter sa représentativité dans les organes de presse écrite, renforcer le leadership féminin dans le monde des médias  en RDC en général et dans la presse écrite en particulier.

 

Source : http://www.adiac-congo.com/

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