Education : bientôt un centre national de formation des enseignants à Mouyondzi

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Le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Anatole Collinet Makosso, a effectué, le 18 décembre, une visite de prospection du lycée d’enseignement général de Mouyondzi qui abritera le Centre national de formation initiale et continue des enseignants dans le département de la Bouenza.   

La création du Centre national de formation des enseignants s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui à l’amélioration du système éducatif (Prased), en partenariat avec le gouvernement et la Banque mondiale, a expliqué le ministre Anatole Collinet Makoso.  

Il a pour vocation de former les instituteurs du préscolaire, de l’école primaire, les   enseignants du collège et des lycées, les directeurs des établissements scolaires ainsi que de recycler des enseignants, a-t-il ajouté.

Le ministre de l’Enseignement primaire et secondaire a précisé, lors d’un échange avec les responsables du département de la Bouenza, que le centre sera doté d’établissements d’application, d’un amphithéâtre, un internat, etc. « Avec le soutien de la première dame qui nous a accompagnés dans le plaidoyer, nous avons mobilisé le financement qui va permettre de redonner au lycée de Mouyondzi ses allures des années antérieures, parce que de 1947 à sensiblement 1977, c’était l’Ecole normale des instituteurs. La première dame est passée dans ce centre qui ne sera plus seulement l’ENI mais un Centre national de formation initiale et continue des enseignants », a-t-il déclaré.

Il a, par ailleurs, rappelé que les résultats de l’étude menée par le Prased sur les capacités opérationnelles des écoles de formation, notamment l’Ecole normale des instituteurs (ENI) et l’Ecole normale supérieure pour évaluer la formation avaient montré beaucoup de lacunes dans le domaine de la formation des enseignants.  

L’effort participatif des parents d’élèves pour le paiement des droits scolaires demeure  

La question sur des droits scolaires a permis au ministre d’assurer ces responsables de la prochaine réunion avec la communauté éducative afin de définir la nature de la circulaire annulée par le Premier ministre, chef du gouvernement. Cette réunion définira les modalités de participation des parents d’élèves.   

A cet effet, il a signifié que cette circulaire co-signée par l’association des parents d’élèves avait suscité le débat à l’Assemblée nationale. Elle n’a pas été appréciée par les parlementaires car selon eux, la circulaire devait être une ou des lois, parce que l’implication de l’association paraîtrait comme si elle donnait des instructions aux cadres de l’Etat. « Le mode de financement participatif des parents d’élèves ne doit pas créer des interprétations diverses car, c’est une possibilité qui consiste à faire participer l’ensemble de la communauté éducative, les partenaires publics et privés et autres à l’effort des financements de l’éducation », a-t-il dit.

La ressource permet de prendre en charge les volontaires, prestataires bénévoles et finalistes affectés dans les établissements scolaires. Ces mesures ont été juste harmonisées par cette circulaire avec l’association des parents d’élèves, a ajouté le ministre.

Notons que selon l’architecte, Adam Cyriaque Karanda, le financement alloué à ce centre serait estimé à 6, 5 milliards francs CFA. Les travaux seront réalisés par la société chinoise Beijing Construction pour une durée d’un an. Ils débuteront en mi-janvier 2019, a-t-il dit, soulignant quelques problèmes du centre avant le début des travaux : l’insécurité, l’installation d’une base vie, l’électricité, l’approvisionnement en eau potable, en ciment.  

 

 

Légendes et crédits photo : 

I-La maquette du centre / Adiac
II- Le ministre exploitant la maquette / Adiac

Source : http://www.adiac-congo.com/

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