Économie : la RDC au premier rang dans l’effort de reconstruction nationale

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Aucun plan d’aide financière extérieure ne peut dédouaner le pays de l’urgence de mettre en œuvre une stratégie pluriannuelle cohérente et reposant sur des piliers de développement comme le potentiel hydroélectrique et les ressources naturelles. Pour l’économiste congolais Al Kitenge, il est impérieux de s’adapter aux nouveaux enjeux de développement qui passent forcement par une profonde restructuration économique.

Certains économistes congolais comme Al Kitenge restent attachés à la diversification des partenaires au développement pour redynamiser les différents programmes économiques en cours. Il s’agit d’une réaction à chaud après la reprise annoncée des relations entre le Fonds monétaire international (FMI) et la République démocratique du Congo (RDC). Sur la question de l’audit de l’économie nationale, l’expert juge important que le gouvernement de la République aide le FMI à le réaliser. Pour rappel, l’institution de Bretton Woods a suspendu son programme depuis 2012.

Toutefois, comme le soutient Al Kitenge, le réchauffement des relations entre la RDC et le FMI ne peut occulter le rôle majeur du pays dans son propre développement. Selon lui, il ne serait guère prudent de confier la lourde mission de reconstruction nationale aux seuls partenaires, notamment le FMI, la Banque mondiale ou la Banque africaine de développement. En effet, le pays peut collecter de nombreuses informations auprès de ses partenaires. Une telle démarche peut aider, notamment, à négocier des appuis budgétaires le cas échéant. « Ils pilotent énormément d’informations, et ils peuvent nous être utiles », a-t-il assuré.

Si l’expert appuie la diversification du partenariat au développement, il estime également  qu’une bonne relance économique ne peut être que le fruit d’un effort personnel. Il y a une nécessité de pousser les nationaux à investir davantage dans leur propre pays. « Les premiers investisseurs, c’est nous-mêmes les Congolais. Si nous y croyons, il sera facile d’attirer d’autres investisseurs étrangers, simplement parce que, nous portons des opportunités d’affaires rentables et c’est comme ça qu’il faut comprendre le problème d’investissement et surtout l’investissement étranger », a conseillé Al Kitenge.

Enfin, a-t-il conclu, la bataille de la RDC n’est pas qu’économique. Le pays doit faire face à d’autres défis non négligeables, dont l’effectivité de l’État de droit, la formalisation du secteur économique et la réhabilitation des routes de desserte agricole. A terme, l’idée est de bâtir une véritable économie diversifiée, passant d’une économie de rente à une économie extravertie.

Source: http://www.mediacongo.net/

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