Ebola : portrait d’un virus tueur

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L’OMS a annoncé qu’un garçon de cinq ans, traité en Ouganda pour Ebola, constituait le premier cas de cette maladie dans le pays depuis l’apparition de l’actuelle épidémie en République démocratique du Congo, il y a dix mois. Provoquant fièvre, vomissements et diarrhées intenses, le virus Ebola est redouté en raison de son taux de létalité très élevé. Le point en cinq questions.

D’où vient le virus?

C’est en RDC (à l’époque, Zaïre) que le virus Ebola a été identifié pour la première fois en 1976. Ce virus de la famille des filoviridae (filovirus) doit son nom à une rivière du nord du pays. Cinq types distincts de virus Ebola ont depuis été répertoriés: Zaïre, Soudan, Bundibugyo, Reston et Forêt de Taï.

En juillet 2018, le gouvernement sierra-léonais a indiqué qu’un nouveau type de virus Ebola avait été découvert sur des chauves-souris en Sierra Leone. « A l’heure actuelle, on ne sait pas encore si le virus Ebola de Bombali a été transmis à l’homme ou s’il est cause de maladie chez l’homme, mais il a le potentiel pour infecter les cellules humaines », a déclaré un haut responsable du ministère de la Santé.

Comment se transmet-il?

Le virus circule parmi les chauve-souris mangeuses de fruits, considérées comme l’hôte naturel d’Ebola mais elles ne développent pas la maladie. D’autres mammifères comme les grands singes, les antilopes ou les porcs-épics peuvent le véhiculer puis le transmettre à l’homme.

Lors d’une épidémie, Ebola se transmet entre humains par contacts directs et étroits. Une personne saine est contaminée par les « fluides corporels » d’une personne malade: sang, vomissures, matières fécales, etc. Contrairement à la grippe, ce virus ne peut pas se transmettre par voie aérienne. Aussi Ebola est-il moins contagieux que de nombreuses autres maladies virales. Mais ce virus est redoutable en raison de son « taux de létalité » très élevé: il tue en moyenne la moitié des personnes qu’il atteint, selon l’OMS.

Quels symptômes?

Après une période d’incubation de 2 à 21 jours (en moyenne autour de cinq jours), Ebola se manifeste par une brusque fièvre, avec une faiblesse intense, des douleurs musculaires et articulaires, des maux de tête et de gorge et, dans certains cas, des hémorragies. Des séquelles ont été fréquemment observées chez les survivants: arthrite, problèmes de vue, inflammation de l’oeil et troubles de l’audition.

Quels traitements?

Il n’existe actuellement aucun vaccin ni traitement commercialisé pour faire face à Ebola, mais plusieurs pistes sont à l’essai. Un vaccin expérimental a été mis au point à la suite de la terrible épidémie d’Ebola qui a frappé l’Afrique de l’Ouest entre fin 2013 et 2016, causant plus de 11.300 morts. Ce vaccin est actuellement utilisé dans une campagne de vaccination ciblée en RDC.

La pire épidémie entre 2013 et 2016

Partie du sud de la Guinée en décembre 2013, l’épidémie la plus violente de l’Histoire avait fait jusqu’en janvier 2016 plus de 11.300 morts pour environ 29.000 cas recensés, selon l’OMS. Les victimes étaient concentrées à plus de 99% au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée.

En RDC, l’épidémie a été déclarée le 1er août 2018 dans la province du Nord-Kivu avant de toucher quelques jours plus tard la province voisine de l’Ituri (nord-est). Plus de 2.000 personnes ont depuis contracté le virus Ebola et 1.384 sont décédées. Il s’agit de la dixième et la plus grave épidémie d’Ebola enregistrée sur le sol congolais depuis 1976. Elle est la deuxième la plus grave après celle en Afrique de l’Ouest.

Source: http://www.mediacongo.net/

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