Ebola: plus de 80 000 personnes ont été vaccinées et plus de 400 ont reçu un traitement(OMS)

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Plus de 80 000 personnes ont été vaccinées et plus de 400 ont été traitées contre l’épidémie d’Ebola en RDC, indique un communiqué de l’organisation mondiale de la santé (OMS), publié ce mardi 26 février.  « Des milliers de cas présumés ont été suivis, ont eu des tests et ont été transférés dans d’autres centres après confirmation qu’ils n’avaient pas le virus Ebola.

Plus de 40 000 contacts ont été identifiés et chacun d’entre eux a été vu chaque jour pendant trois semaines pour s’assurer qu’ils ne tombaient pas malades. À elle seule, l’OMS a expédié 300 mètres cubes de fournitures, dont les approvisionnements pour la vaccination et 470 000 équipements de protection individuelle pour les partenaires gérant les centres de traitement », fait savoir l’OMS.

Parallèlement à la riposte dans le pays, poursuit l’organisation, des centaines d’agents de santé, de gardes-frontières et d’autres intervenants dans les pays limitrophes ont été formés et préparés à la riposte à un cas potentiel.

« Les partenaires ont endigué la flambée dans des zones de santé successives et évité la transmission aux pays limitrophes, démontrant ainsi que le succès est possible malgré des circonstances difficiles. Toutefois, la poursuite de la transmission à Butembo et à Katwa entraîne le risque que la flambée atteigne des zones encore plus volatiles et dangereuses, où pratiquement aucun partenaire ne peut intervenir. C’est pourquoi l’aide est nécessaire maintenant. Ce n’est qu’avec le maintien et l’intensification des actions actuelles que nous pourrons mettre un terme à cette flambée dans les prochains mois ».

L’organisation indique que  le plan de riposte pour la période de février à juillet, qui regroupe les actions prévues et les besoins de financement de tous les partenaires, a été lancé par le ministre de la Santé de la RDC le 13 février. Ce plan, fait savoir l’OMS, prévoit l’ancrage de l’intervention dans les structures locales du système de santé, le renforcement des capacités des intervenants locaux, notamment aux niveaux provincial et local, et l’approfondissement de l’engagement des communautés locales, notamment les groupes de femmes et les survivants de la maladie.

«C’est notre responsabilité partagée de mettre fin à cette flambée», a déclaré le Dr Tedros, ajoutant que l’appui technique et financier généreux de la communauté des donateurs démontre l’engagement mondial pour juguler cette flambée. «Nous avons besoin qu’ils se joignent à nous pour l’effort final. Aucun pays ou partenaire ne peut faire face seul à ce virus. L’impact sur la santé publique et les ramifications économiques iront bien au-delà d’un seul pays ou continent. Nous nous engageons à ne pas fléchir tant que la flambée ne sera pas terminée. Mais il est coûteux de vaincre le virus Ebola, où qu’il soit. Pour cela nous devons tous travailler ensemble», fait savoir l’OMS.

Urgence de mobilisation des fonds pour la riposte

Par ailleurs, ce mardi 26 février, le directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a appelé les donateurs à continuer de financer la riposte contre la flambée d’Ebola en République démocratique du Congo pour ne pas risquer un retour en arrière. « Il faut d’urgence US $148 millions à tous les partenaires engagés dans la riposte pour poursuivre leur travail. Jusqu’à présent, moins de US $10 millions ont été promis », a-t-il fait savoir.

Cet appel est lancé une semaine avant la prochaine mission du Dr Tedros en RDC, où il doit rencontrer le Président Tshisekedi à Kinshasa avant de se rendre dans les zones de Butembo et Katwa où le virus Ebola sévit.

«C’est une situation sans précédent: jamais il ne s’est produit une flambée d’Ebola dans de telles conditions, avec une population très mobile et de nombreuses lacunes du système de santé», constate le Dr Tedros.

«La sécurité est un autre problème majeur. Je suis très affecté par les rapports faisant état d’une attaque dimanche soir contre un établissement de santé géré par Médecins Sans Frontière à Katwa. Néanmoins, avec les partenaires et sous la direction du gouvernement de la République démocratique du Congo, nous avons fait des progrès majeurs. Des centaines de décès, voire des milliers peut-être, ont été évités. Mais la flambée n’est pas terminée et nous avons besoin d’urgence de fonds supplémentaires pour en voir la fin», a conclu le le directeur général de l’OMS.

Source: http://www.mediacongo.net/

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