Droits de l’homme : les commissaires de police appelés à respecter les délais de garde à vue

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Le rappel a été fait par le procureur de la République, près le Tribunal de grande instance de Brazzaville, André Ngakala Oko, le 1er décembre, lors d’une descente dans les commissariats de police de Talangaï et Djiri.

 

 

Droits de l’homme : les commissaires de police appelés à respecter les délais de garde à vueDu Commissariat central de Kibéliba où il a démarré sa ronde, en passant par ceux du marché Talangaï, du rond-point Antonio Agostinho Neto à Petit-chose et celui du marché Massengo dans le 9e arrondissement, Djiri, André Ngakala Oko s’est voulu plus pédagogique.

A chaque étape, il a rappelé aux officiers de police judiciaire (OPJ) quelques notions préliminaires de droit commun, liées au respect des droits et libertés fondamentales. André Ngakala Oko s’est appesanti surtout sur les conditions d’arrestation, de détention et de respect des délais de garde à vue dans leurs cellules de détention.

Conformément à la loi, a-t-il renchéri, le délai de garde à vue est établi à 72 heures, soit trois jours. Il ne peut être prolongé que sur instruction du procureur de la République. Dépasser ce délai, le prévenu doit être remis en liberté ou transféré au parquet pour la suite de la procédure, selon les cas, a indiqué le procureur de la République.

 « Je viens ici, sur instruction du ministre de la Justice, des droits humains et de la promotion des peuples autochtones, me rendre compte si les OPJ respectent les délais de garde à vue dans leurs geôles, car nous devons faire attention aux droits de l’homme, parce que la personne humaine est sacrée », a-t-il expliqué.

Dans sa ronde, André Ngakala Oko a aussi insisté sur les conditions d’arrestation des prévenus, lesquelles se font le plus souvent dans la pire violation des droits et liberté fondamentales. « Il faut traiter humainement les détenus. Je lance un vibrant appel aux officiers de police judiciaire de la ville de Brazzaville, de respecter les droits de l’homme en matière de garde à vue. Les commissariats de police ne sont pas des prisons », a-t-il insisté.

Au Commissariat central de police de Kibéliba, un échantillon de six malfrats avérés grands bandits dans les quartiers et saisis avec des armes blanches, a été présenté au procureur de la république. Sur le champ, André Ngakala Oko a enjoint le commissaire central de cet arrondissement de les transférer dès lundi au parquet, pour la suite de l’instruction.

Cette campagne de sensibilisation intègre le plan de sécurisation de la population et de leurs biens pendant la période des fêtes de fin d’année. Elle se poursuivra prochainement dans la partie sud de Brazzaville.

Légendes et crédits photo : 

André Ngakala Oko s’entretenant avec les OPJ (photo adiac)

Source : adiac-congo.com

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