Droit humanitaire : le HCR échange avec la société civile sur la situation des réfugiés

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L’agence onusienne a organisé, le 23 août à Brazzaville, une séance de sensibilisation au droit international humanitaire et à la protection internationale.

 

A l’endroit des organisations de la société civile congolaise, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a focalisé les échanges sur les différentes problématiques liées aux réfugiés, aux déplacés internes et aux apatrides. Plusieurs thèmes ont été abordés: la présentation du mandat et les activités du HCR au Congo ; le droit d’asile ; la présentation des conventions relatives à l’apatridie et le cadre légal de protection des personnes déplacées internes.

Comme lors de l’échange précédent avec les députés et les diplomates, la rencontre avec les organisations de la société civile congolaise avait pour objectif, selon le représentant du HCR, Modeste Cyr Kouamé, de les sensibiliser à la situation des réfugiés dans le monde mais surtout au Congo.

« Suite à la crise migratoire sans précédent, il a été décidé, en septembre 2016 à New York, de traiter désormais la question des réfugiés de façon inclusive. La déclaration préconise que pour la gestion des réfugiés, il faut faire intervenir les institutions financières, les pays donateurs, le secteur privé, la société civile, les académiciens, les sportifs, les artistes, les universitaires, les diplomates et toutes les bonnes volontés », a rappelé le représentant du HCR dans son discours.

« Nous voulons que la société civile comprenne ce que c’est que la situation des réfugiés pour éviter l’amalgame. Qu’il n’y ait pas de confusion dans les solutions durables. Le message important est de susciter la solidarité et l’assistance de la population », a-t-il ajouté, rappelant que c’est depuis les années 1980 que le Congo ne cesse d’accueillir sur sa terre les réfugiés.

Le HCR décidé à mettre fin à l’apatridie

Pour cette marque de sympathie, le représentant du HCR a saisi cette occasion pour remercier une fois de plus le gouvernement congolais et réitéré ses remerciements au peuple congolais pour « leur hospitalité légendaire ».

« Nous remercions sincèrement le peuple et le gouvernement congolais pour cet accueil. Car le Congo a une tradition de réception des réfugiés qui est reconnue et saluée. Nous travaillons avec nos partenaires financiers tels que la Banque mondiale, les pays donateurs comme les Etats-Unis, la Chine, la France, l’Union européenne, afin d’aider, non seulement les réfugiés mais aussi la population hôte », a précisé Modeste Cyr Kouamé.

Répondant à la question sur les apatrides, le représentant du HCR a clarifié qu’il n’y a pas d’apatrides mais plutôt des personnes en risque d’apatridie. Il a pris l’exemple du département de la Likouala où l’on a recensé quatorze mille enfants sans extrait d’acte de naissance, dont dix mille enfants réfugiés. Et de préciser, « le HCR est décidé à mettre fin à l’apatridie. Nous sommes en plein plaidoyer avec les autorités congolaises pour la ratification des différentes conventions sur les apatridies ».

Aujourd’hui, à travers le monde, au moins dix millions de personnes sont privées de nationalité. De ce fait, elles n’ont souvent pas le droit d’aller à l’école, de consulter un médecin, d’occuper un emploi, d’ouvrir un compte bancaire, d’acheter une maison ou même de se marier.

Les personnes apatrides peuvent rencontrer des difficultés pour bénéficier de droits fondamentaux comme l’éducation, les soins de santé, l’emploi et la liberté de circulation. Privées de ces droits, elles connaissent des obstacles et des déceptions toute leur vie.

Débutée le 16 juillet, la série de sensibilisation au droit humanitaire et à la protection internationale se poursuivra dans les prochains jours avec les universitaires et autres entités.

Légendes et crédits photo : 

-Le représentant du HCR en tête à tête avec les représentants de la société civile crédit photo adiac.

Source : http://www.adiac-congo.com/

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