Diversité culturelle : l’Acca pour un développement tous azimuts

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Enregistrée à la préfecture de Brazzaville depuis janvier 2014, l’Association culture Congo avenir (Acca) que préside Eddy Fleury Ngombé œuvre pour l’épanouissement de la culture congolaise.

L’Acca est née des vingt ans d’expérience de son président dans les métiers de la culture. Elle est la résultante d’une grande expérience managériale qu’Eddy Fleury Ngombé a acquise en France ainsi que de son expérience d’élu local (conseiller municipal délégué à la jeunesse) à Bussy Saint Georges (77).

Cette association met l’accent sur la formation des acteurs culturels. Pour Eddy Fleury Ngombé, la culture doit apporter à la jeunesse congolaise non pas seulement des éléments de valeurs, d’éthique, d’instruction, d’émancipation, d’éveil et de fierté, mais elle doit aussi la construire et la consolider au fil du temps.

L’Acca intervient également dans divers domaines, accompagnant plusieurs projets à caractère éducatif et patriotique. La plus grande œuvre est l’album « Hommage à Jacques Loubelo » initié avec génie par Jackson Babingui, dans lequel la chanson « Congo » a connu la participation de plus de trente chanteurs attachés au message de paix et de solidarité de Loubelo. Ce titre est un hymne à la paix. Cette nouvelle version est un don des artistes à la nation congolaise. Dans cet album, on peut entendre les voix de Ballou Canta, Quentin Moyasco, Nzongo Soul (qui venait de rendre l’âme sous peu), Kimbolo, Angelou Chevauchet, Locko Massengo, B Skyb, Valdy, Gypsie la tigresse. Eddy Fleury Ngombé dit avoir multiplié les contacts pour que toute la nation se saisisse de cette initiative patriotique. Les artistes congolais, déclare-t-il, aiment leur pays et méritent plus de considération.

L’ONG a travaillé sur les droits d’auteurs au Congo pour mieux définir les conditions de perception et de répartition de  ces droits. La loi en vigueur ne répond plus aux exigences des assujettis, précise le président de l’Acca. Ainsi travaillent-ils présentement sur le statut de l’artiste et au concept de l’exception culturelle congolaise. L’association est également sur le point de chiffrer le coût pour la création des lieux d’expressions culturelles en milieu scolaire et dans tous les arrondissements des grandes villes. C’est plus de 450 000 jeunes qui apprendront et diffuseront la culture tous azimuts de Marcel Gotène, Taty Loutard, Pamelo Mounk’a, Sony Labou Tansi, le folklore mbochi ou vili à travers la planète.

Aussi, à l’heure de la mondialisation, Eddy Fleury Ngombé pense que c’est par la culture qu’un pays s’exporte le mieux. « Nous sommes à l’ère du combat culturel. La culture est une arme de paix et de pacification. Lorsque la culture d’un pays précède les ressortissants de ce dernier, l’acceptation de chacun n’en est que facilitée. Le Congo a mal à sa culture et personne ne l’entend geindre. Nous ne pouvons plus reconduire inlassablement les approximations sur l’organisation de notre système culturel. Notre pays doit faire rêver ses enfants par l’instruction et le savoir! », explique-t-il.

Notons que c’est dans ce contexte que le président de l’Acca a lancé un appel à soutien à l’artiste musicien congolais Bienvenu Dominique Elenga dit Doudou Copa, incarcéré à la Maison d’arrêt de la Seine-Saint-Denis, Villepinte, depuis le 14 décembre 2017, où il purge une peine de dix mois d’emprisonnement ferme.

Légendes et crédits photo : 

Photo : Eddy Fleury Ngombé, président de l’Association culture Congo avenir

Source : http://www.adiac-congo.com/

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