District de Mindouli : le gouvernement à la rescousse de l’usine de la cimenterie locale

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Mis en production depuis janvier de cette année, après quatre ans de retard, le complexe cimentier « Diamond cement Congo S.A » peine à tourner. Le 20 octobre, deux ministres ont dû se rendre sur place, dans le département du Pool, pour tenter de rassurer les dirigeants et employés de la société.

La cimenterie de Mindouli, étendue sur soixante-deux hectares, avec une capacité de production de soixante-dix à cent tonnes par mois et ses soixante milliards FCFA d’investissement, constitue un maillon essentiel dans l’économie locale. L’entreprise emploie pas moins de cent soixante-dix salariés nationaux.

Mais l’ambition de ses dirigeants de conquérir le marché national puis sous-régional contraste avec la situation sur le trerrain. Capable de tourner à trois postes 24h/24h pour cinquante mille tonnes par mois, a expliqué le directeur général de Diamond cement Congo S.A, Clément Mawuli, l’usine ne tourne qu’à un seul poste pendant huit heures par jour.

L’opérateur économique reste optimiste malgré cette impasse. « Au moment de l’entrée de nos produits sur le marché local, celui-ci s’est rétréci à cause de la baisse des activités économiques. Ce qui a entraîné la dégringolade des prix de vente à cinquante mille FCFA, au lieu de quatre-vingt-dix mille. Nous nous battons pour survivre en espérant voir la situation économique du pays se redresser sous peu », a indiqué Clément Mawuli.

C’est pourquoi, l’arrivée du ministre d’Etat, ministre de l’Economie, de l’industrie et du portefeuille public, Gilbert Ondongo, et de la ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’artisanat et du secteur informel, Yvonne Adélaïde Mougany, était attendue par le personnel de la cimenterie y compris par la population riveraine.

En tant qu’actionnaire de l’entreprise, dont l’apport s’élève à 19,17%, soit une valeur estimée à 3,1 milliards FCFA, l’Etat n’a pas intérêt à ce que la situation s’amplifie du côté de l’usine. « Vous avez le soutien inconditionnel de l’Etat et de la tutelle. Le pays est en train de sortir des difficultés ; avec une économie vigoureuse, la demande de ciment repartira en hausse », a assuré Gilbert Ondongo.

L’usine de Mindouli n’est pas officiellement lancée, en raison de certains travaux de voirie à l’intérieur de l’entreprise qui restent inachevés.  Les membres du gouvernement tiendront des discussions avec les promoteurs pour s’assurer que tous les travaux proposés ont été réalisés avant de fixer la date de l’inauguration.          

La situation de Diamond Cement Congo S.A n’est pas unique, elle traduit un malaise que l’ensemble du secteur éprouve. Récemment, les cinq usines de cimenterie que compte le pays ont réagi contre une possible application de la nouvelle taxe fixée par la loi des Finances 2018, passant de 5% à 18%. Pour l’industrie locale, la mise en œuvre de cette taxe à 18% peut provoquer des conséquences directes sur toute la chaîne.

Le sac de ciment de 50kg est vendu entre 3500 et 3700 FCFA ; les cimenteries menacent de revoir à la hausse les prix sur le marché. Enfin, la capacité installée à ce jour des cinq cimenteries en activité est de 3 200 000 tonnes alors que la consommation de 2017 était à sept cent mille tonnes et celle annoncée de 2018 s’établirait autour six cent mille tonnes.

 

Légendes et crédits photo : 

Les ministres visitant les installations de l’usine

Source : http://www.adiac-congo.com/

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