Disparition : décès à Bruxelles d’André Boboliko Lokonga

0

Le sénateur a tiré sa révérence, le 30 mars à 2 heures du matin, à son domicile de la capitale belge, indiquent des sources.

L'ex-Premier ministre Bo-Boliko Lokonga aux côtés du Roi Baudouin en 1980.Un baobab s’est écroulé. La RDC vient de perdre un de ses grands pionniers de l’indépendance, en la personne d’André Boboliko Lokonga  Monse Mihambo, décédé à Bruxelles le 30 mars aux petites heures de la matinée. Pour l’instant, les causes du décès de ce vieux routier de la politique congolaise ne sont pas encore élucidées, mais tout ce que l’on sait est qu’il accusait ces derniers mois des ennuis de santé qui ont précipité son évacuation à l’étranger. « Vieux Bobo », ainsi que l’appelaient affectueusement ses proches, n’était déjà plus visible à la chambre haute du parlement, n’assistant presque plus aux séances plénières.

En séjour prolongé en Europe pour des raisons médicales, c’est à Bruxelles qu’il a finalement rendu l’âme, à l’âge de 83 ans, en dépit des énergies dépensées pour tenter de conjurer le mauvais sort. Mais hélas ! Dans les milieux syndicalistes et politiques, c’est la consternation. Syndicaliste des premières heures ayant eu à présider l’Union des travailleurs du Congo, André Boboliko aura laissé des traces indélébiles d’un battant qui savait défendre la cause des masses laborieuses. Il a su transposer sa lutte syndicale en politique en œuvrant contre les inégalités sociales et pour l’instauration d’une vraie justice sociale.

Né le 15 août 1934 à Lobamiti, dans le Bandundu (ouest de la RDC, à l’époque Congo belge), André Boboliko Lokonga justifie d’un cursus politique digne d’éloges. Cet ancien dignitaire de la deuxième République a présidé le Conseil législatif (Assemblée nationale) avant d’être promu premier commissaire d’État (Premier ministre) du Zaïre, du 6 mars 1979 au 29 août 1980.  En 1990, avec le retour du multipartisme, il passe à l’opposition et crée, avec Joseph Ileo, le Parti démocrate et social chrétien, l’un des plus anciens partis d’opposition congolais.

De 1992 à 1997, avec la démocratisation du pays,  il fut porté à la vice-présidence du Haut conseil de la République – Parlement de transition né de la Conférence nationale souveraine. Boboliko Lokonga finit sa carrière politique au Sénat issu des élections organisées en 2006.

Légendes et crédits photo : 

L’ex-Premier ministre Bo-Boliko Lokonga (à droite) aux côtés du Roi Baudouin en 1980

Source : http://www.adiac-congo.com/

Laisser un commentaire