Diplomatie : Komidor Njimoluh témoigne de la santé des relations séculaires entre le Cameroun et Congo

0

L’ambassadeur du Cameroun au Congo, le Dr Komidor Njimoluh, s’exprimait le 23 mai au cours d’une cérémonie relative à la célébration en différé de la fête nationale de son pays.

 

Diplomatie : Komidor Njimoluh témoigne de la santé des relations séculaires entre le Cameroun et CongoLa soirée commémorative du 45ème anniversaire de l’indépendance du Cameroun, tenue dans un hôtel de la place, a connu la présence des membres du gouvernement représenté par le ministre de l’Energie et de l’hydraulique, Serge Blaise Zoniaba, des ambassadeurs accrédités au Congo, sans oublier la communauté camerounaise et d’ autres invités de marque.

Dans son discours, l’ambassadeur du Cameroun, le Dr Komidor Njimoluh a longuement parlé des relations « séculaires » qui unissent son pays et le Congo, avec en toile de fond : le jumelage entre les villes d’Owando et de Sangmélima, le renforcement de la coopération militaire dans la lutte contre l’insécurité maritime, le chantier de la route Ouesso-Sangmélima, l’inauguration à Owando d’une rue baptisée « rue Sangmélima » etc.

Il a également rappelé la visite à Ouesso du site de l’université inter-Etats par les ministres camerounais et congolais chargés des travaux publics. Par ailleurs, la signature par le chef de l’Etat camerounais, Paul Biya, du décret portant ouverture du Consulat du Cameroun à Ouesso a constitué, a-t-il relevé, l’une des actions phares réalisées cette année dans le cadre des relations entre le Congo et le Cameroun. « Cette nouvelle avancée dans les relations consulaires entre les deux pays servira de ferment à leur coopération économique et commerciale et de ciment à la communication entre les deux pays ».

Parlant des deux pays faisant partie de cette Afrique centrale qui, d’après lui, « subit les effets du marasme du marché pétrolier, et qui cherche encore ses repères institutionnels stables, scientifiques et géopolitiques », le diplomate camerounais estime que « les meilleures solutions pour l’Afrique passeront par la recherche des vraies relations de coopération avec les différents partenaires africains ».

« Il nous faudra la prise en compte de nos efforts endogènes et la maîtrise des véritables enjeux de notre monde. La coopération internationale devra être reconstruite au prisme de nos efforts propres, nos efforts endogènes et sur la base de nos capacités de créativité, d’inventivité, d’innovation politique aussi », a-t-il indiqué.

Sur le plan politique, il a félicité le Congo d’avoir fait preuve « d’innovation paradigmatique en matière de restauration des valeurs africaines » à travers sa nouvelle constitution analysée par l’actuel ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Anatole Collinet Makosso, dans son ouvrage intitulé : « Le régime consensualiste dans la Constitution congolaise du 25 octobre 2015 commentée article par article », paru aux éditions l’Harmattan en 2016.

« La nouvelle Constitution congolaise à travers la lecture d’un des éminents constitutionnalistes congolais nous révèle la substance innovante de cette constitution qui met en exergue le consensualisme africain de l’arbre à palabre. L’espoir est ainsi permis », a précisé l’ambassadeur.

La Fête nationale du Cameroun…

La Fête nationale du Cameroun appelée aussi fête de l’unité est célébrée tous les 20 mai. Cette date marque la naissance de la République unie du Cameroun et la fin du système fédéraliste. Dans son discours, l’ambassadeur camerounais s’est appesanti sur la signification de l’unité nationale du Cameroun au regard des tensions qui ont secoué deux des régions administratives du pays.

« Au sein de chaque ensemble culturel, les peuples entretiennent depuis des siècles des relations parfois conflictuelles, mais pour la plupart du temps, pacifiques. Les langues parlées sont depuis toujours proches les unes des autres, et les traits physiques des populations sont similaires », a précisé l’ambassadeur.

Signalons que la colonisation allemande du Cameroun a commencé en 1884, après la signature du traité de juillet entre les rois Bell et Gustav Nachtigal. Cependant, durant la première guerre mondiale, le Cameroun fut conquis par les forces franco-britanniques. Ainsi, en 1922 le pays fut partagé en territoires français et anglais.

L’ambassadeur a expliqué qu’après l’indépendance du Cameroun oriental le 1er janvier 1960 et celle du Cameroun méridional le 1er octobre 1961, les deux Etats ont décidé de se fondre, au nom de leur histoire commune, en une République fédérale. La création d’un seul Etat a été plébiscitée le 20 mai 1972.

Légendes et crédits photo : 

-L’ambassadeur du Cameroun délivrant son message Crédit photo adiac

Source : adiac-congo.com

Laisser un commentaire