Diomi Ndongala rejette les conditions liées à sa libération

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Le président de la Démocratie chrétienne (DC), Eugène Diomi Ndongala a qualifié de « nulles » les conditions contenues dans l’arrêt signé par le ministre de la justice Alexis Thambwe Mwamba relative à sa remise en liberté.

Il l’a déclaré ce jeudi 21 mars à l’espace « Village ya Masolo » dans la commune de Selembao, après avoir quitté la prison de Makala. « Ces conditions sont nulles dans la mesure où nous avons un jugement international qui a tranché sur ce dossier. La RDC a bel et bien été condamnée. Et ce jugement est exécutoire conformément à l’article 215 de notre Constitution.

Et le chef de l’État actuel, qui veut bâtir un État de droit, comme il est garant de la Constitution et aussi celui des accords internationaux, va faire exécuter ce jugement », a réagi Diomi Ndongala devant les journalistes. Selon l’arrêté signé le mercredi 20 mars par le ministre de la justice et garde des sceaux, une fois en liberté, Eugène Diomi Ndongala ne doit pas se livrer à des déclarations et activités politiques de nature à troubler l’ordre public et le bon fonctionnement des institutions étatiques.

En outre, il ne peut pas sortir du territoire national sans l’autorisation préalable du procureur général près la Cour de cassation et ne peut pas non plus se rendre dans un point de sortie du territoire national pendant la durée de l’épreuve Il ne pourra pas non plus se trouver à moins de 500 m d’une école de filles.

Il devra, par contre, se présenter au parquet général de la Gombe tous les lundis et vendredis. Pour rappel, le président du parti Démocratie chrétienne a été condamné le 26 mars 2014 par la Cour suprême de justice à 10 ans de servitude pénale principale pour viol à l’aide de violence, exposition d’enfants à la pornographie, détention d’enfants et tentative de viol d’enfants.

En septembre 2014, Diomi Ndongala avait déposé une plainte contre la RDC au comité des droits de l’homme des Nations-Unies à Genève (Suisse) pour violation systématique et grave de droits à la liberté de mouvement et à la sécurité ; droit à l’égalité de tous devant la loi et à l’égale protection de la loi ; droit au juge naturel, compétent et indépendant; et droit à la défense et au procès équitable garantis à tout citoyen par les articles 2, 9, 10 et 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Il avait ainsi demandé au comité de l’ONU de prescrire à la RDC des mesures conservatoires devant faire respecter son droit aux soins médicaux appropriés, avant l’examen de la recevabilité et le fond de sa plainte. Le Comité des droits de l’homme des Nations-Unies avait notifié un mois plus tard à la RDC des mesures conservatoires dans l’intérêt de Diomi Ndongala.

Source: http://www.mediacongo.net/

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