Diffamation contre le président de l’Assemblée nationale: La réaction de Me Aubin Mabanza aux inepties de Sisco Mayala

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Face aux allégations dans les réseaux sociaux de Sisco Mayala selon lesquelles le Professeur Mampuya écrit la thèse de doctorat du président de l’Assemblée nationale, l’avocat conseil de Aubin Minaku, Me Aubin Mabanza, a réagi énergétiquement ce jeudi pour opposer un démenti cinglant.
Son client, dit-il, se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires pour diffamation.

(Ci-dessous le communiqué de l’avocat conseil du président de l’Assemblée nationale)

Communiqué de presse

Lumière pour l’opinion,
Lumière pour les internautes et « navigateurs » des réseaux sociaux ;

Pour l’honneur de mon client ayant, par élégance et honorabilité, choisi de réagir par la voie de son conseil, sans préjudice de son droit de réponse ou d’ester conséquemment en justice, je rappelle et déclare:
– Que sur les réseaux sociaux, un certain Sisco Mayala, vanté journaliste indépendant (pour ne pas dire irrégulier), a depuis peu mis en circulation une publication, à la fois reflet et fruit amer d’une imagination machiavélique ;
– Que la publication, chargée des marques de la diffamation et empreinte d’une intention manifeste de nuire a pour titre, je cite : « Scandale à l’Unikin, le Professeur Mampuya est en train d’écrire une thèse pour Aubin Minaku » ;

– Qu’en raison de cette imputation dommageable et gratuite, à la fois préjudiciable à l’honneur du Professeur ordinaire Auguste Mampuya Kanunk’a Tchiabo, promoteur de la thèse de mon client, au prestige de la Faculté de droit et de toute l’Université de Kinshasa, je me dois, au nom de mon client, de saisir l’opinion et d’exprimer, en protestant, ma très grande indignation ;

– Je proteste parce que depuis bientôt 28 ans, mon client, alors étudiant, avait obtenu sa licence en droit, option Droit international, avec la mention « Distinction ». C’est vérifiable !
– Je proteste encore parce qu’à la faveur de cette distinction, mon client Aubin Minaku Ndjalandjoko, aujourd’hui Président de l’Assemblée nationale, fut retenu Assistant à la faculté de droit, alors qu’au même moment il était nommé Magistrat à titre provisoire affecté au Parquet de grande Instance de Matete ;
– Je proteste, au nom de mon client, parce que celui-ci, au prix de recherches et par la publication d’articles à caractère scientifique, fut promu au rang de Chef de travaux et je note que tout chef de travaux a pour vocation de soutenir une thèse ;
– Je proteste parce qu’après cette promotion, mon client entreprit de s’inscrire dans le schéma de soutenir une thèse de doctorat. Et, en toute logique, il dut suivre des cours de D.E.S. qu’il termina, du reste, avec brio, c’est-à-dire avec la mention grande distinction, l’information est bien vérifiable ;
– Je note qu’après avoir tronqué sa robe de magistrat au profit de celle de l’avocat inscrit au Barreau de Kinshasa/Matete, mon client, discipliné, studieux en toute chose et appliqué amorça sans tambour ni trompette une carrière politique longuement et très patiemment préparée par des fonctions des coulisses avant d’apparaître une première fois, en 2006, comme élu du peuple, après avoir été par deux fois Directeur de cabinet de très hautes personnalités de la République, et effectué de très nombreuses missions d’Etat aussi bien à l’intérieur du pays que dans les quatre coins de la planète ;
– Je proteste aussi parce que mon client, pendant près de 15 ans, a exercé de hautes charges d’Etat qui l’ont amené, par bonne fortune, à fréquenter plus d’une instance internationale ayant un lien direct avec le sujet de sa thèse de doctorat orientée vers le droit international pénal ;
– Je proteste parce que mon client, jugé déjà apte à diriger la Chambre la plus politiquement sensible de notre Parlement, a reçu un couronnement au plan international en étant élu Président de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie, institution qu’il a dirigée à la grande satisfaction de tous et pour le prestige de l’intellectuel congolais ;
– Je proteste, je proteste… en fait, n’eussent-été ces longues années d’expérience et d’affermissement technique à tous égard, ajouté aux cinq ans de la première mandature de mon client à la Chambre basse du Parlement ainsi qu’aussi 5 ans passés au perchoir ô combien délicat de la même Chambre législative, il y a bien longtemps qu’il aurait fini de rédiger et de soutenir publiquement l’œuvre maîtresse de sa vie d’homme public et d’ami de la science ;
– Je proteste parce que si mon client était partisan de la paresse et de la loi du moindre effort, il n’eût certainement pas attendu toutes ces années pour agir via les mains et le labeur d’autrui, quitte à être humilié en public au moment de la soutenance ;
– Je proteste, parce que pour quiconque a été un jour étudiant, tout travail scientifique bénéficie de l’encadrement d’un Comité scientifique ad hoc ; parce qu’aussi, dans le cas de mon client, le Comité d’encadrement est composé de 5 éminents membres ;
– Je proteste également parce qu’il à peine quelque temps, mon client a été reçu par le Comité d’encadrement pour la dernière étape précédant le déclenchement du processus de la soutenance proprement dite de sa thèse ;
– Je proteste, enfin, parce que je connais comme tous les juristes de ma génération la respectabilité ainsi que les états de service du Professeur Mampuya Kanunk’a Tchiabo qui ne mérite pas d’être traité de façon aussi ingrate ;

Je proteste parce que le présumé coupable, le nommé Sisco Mayala n’est pas à sa première provocation, et qu’ainsi, au nom de mon client, je me réserve aussi bien le droit d’enquêter sur les commanditaires éventuels de l’opération de sape que celui de déférer le litige devant l’autorité judiciaire compétente !

Que justice soit faite !

Kinshasa, le 12 octobre 2017

Maître Aubin MABANZA,
Avocat à la Cour.

Source : 7sur7.cd

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