Développement agricole : poursuite de la sensibilisation des producteurs de Brazzaville

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Après leurs collègues du sud de la capitale, des maraîchers, aviculteurs et pêcheurs de la partie nord se sont imprégnés, le 8 novembre, du Projet d’appui au développement de l’agriculture commerciale (Pdac) et de son mode de financement à coûts partagés.     

Dans une perspective de développement des activités agricoles, le gouvernement et la Banque mondiale ont décidé de cofinancer le Pdac ; le but étant d’accroître la productivité et améliorer la commercialisation des produits agricoles, de promouvoir les sociétés coopératives, de construire des infrastructures dont les pistes rurales, les marchés…   

Lancé en juillet dernier, le projet vient d’entamer sa phase de mise en œuvre, avec la campagne de sensibilisation des producteurs à travers l’ensemble du pays. En effet, les activités d’appui direct aux producteurs agricoles et aux micros, petites et moyennes entreprises agroindustrielles constituent l’une des principales composantes de ce projet comme a su préciser son coordonnateur, Isidore Ondoki.

« Le fonds à coûts partagés est le maillon essentiel du projet. En réalité, sans cette composante, le Pdac n’existe pas. Il s’agit d’un système de financement qui associe la subvention que l’Etat apporte et la contrepartie des bénéficiaires en fonction des taux de participation », a souligné Isidore Ondoki.

D’après ce dispositif d’appui financier, la contribution des bénéficiaires est fixée suivant leurs activités. Par exemple, les producteurs apportent (10%), les transformateurs des produits agricoles (20%), les micros entreprises et PME intervenant dans l’équipement (50%) et l’assistance technique (20%). Les groupements autochtones n’ont pas besoin d’apporter une contrepartie, le Pdac peut subventionner à 100%.

Ce nouveau dispositif de subvention agricole s’adresse à trois types d’acteurs : les groupes de producteurs, les micros, petites et moyennes entreprises ainsi que les autochtones. Ceux-ci doivent surtout intervenir dans les chaînes de production, transformation, commercialisation, prestation des services et fourniture d’intrants agricoles. C’est le cas de la coopérative Likouala maïs, spécialisée dans la production et la transformation de l’aliment de bétail.

Guy Aldar Sango est le président de Likouala maïs. Il a indiqué: « Nous avons une grande chaîne de production entre le département de la Likouala et Brazzaville. Nous avons aussi notre propre élevage ; une partie de l’aliment de bétail est consommée à partir de nos volailles. L’autre partie de la matière première est vendue à Brazzaville, y compris le maïs brut ».

À l’instar des autres producteurs de Brazzaville et le groupement des pêcheurs en nasse, la coopérative Likouala maïs espère bénéficier de la subvention du Pdac. La plate-forme souhaite ainsi accroître sa production et surtout la chaîne de valeur. Les membres de ce groupement veulent profiter de la position géographique de leur site de production, la Likouala se situant proche des marchés de la République démocratique du Congo et de la Centrafrique.  

Légendes et crédits photo : 

Les participants à l’échange avec le Pdac

Source : http://www.adiac-congo.com/

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