Développement agricole : des agences rurales aux multiples rôles

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L’Etat veut créer des structures spécialisées de l’agriculture et de la pêche, dans le cadre de son nouveau Projet de développement d’agriculture commerciale (Pdac), pour mieux accompagner les producteurs locaux.  

L’Etat entend donner aux futures agences qui ont, d’ailleurs, existé dans les années antérieures, sous le nom d’Office de café et de cacao…, des attributions étendues pour leur permettre d’encadrer efficacement le monde rural. A ces missions de conseil et d’orientation du monde paysan, s’ajoutent celles d’entrepôt, de transport de marchandises ainsi que de la facilité d’accès aux crédits.

Prélude à un forum national sur l’agriculture, l’élevage et la pêche, prévu du 17 au 19 avril à Brazzaville, le ministre de tutelle, Henri Djombo, a été face à la presse pour éclairer l’opinion sur l’évènement. « La présente conférence de presse est une opportunité de vous imprégner les thématiques qui seront débattues à ce forum. Ces thématiques visent les réformes du secteur agricole que nous voulons engager sur le plan législatif, règlementaire et technique », a indiqué Henri Djombo.

Cette rencontre devrait baliser la voie au Pdac, un projet normalement d’environ mille milliards FCFA, mais pour le moment bénéficiant d’un financement acquis de cent millions de dollars de la Banque mondiale. « Le gouvernement attend de ces assises des mesures concrètes permettant de combler les lacunes actuelles et de créer les conditions objectives pour une agriculture moderne, productive et exportatrice, assurant des emplois décents, la sécurité alimentaire et la réduction de la facture de nos importations », a précisé le ministre d’Etat.

Initié en partenariat avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et la Banque mondiale, le forum est censé valider la politique agropastorale et halieutique ; le Programme national de développement agricole 2018-2022 ; les avant-projets de lois portant règlementation des secteurs de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche qui n’ont jamais existé ; y compris les textes de création des agences de l’agriculture et de la pêche.

Pour autant, les autorités veulent faire de ces agences rurales la cheville ouvrière du développement agricole. « Les agriculteurs se sentent abandonnés par l’Etat », a reconnu Henri Djombo. C’est pourquoi, a-t- il poursuivi, les techniciens qui vont travailler dans ces structures joueront un grand rôle, notamment dans le suivi de la production, la promotion de la qualité et des prix.

« Ces agences mettront en place des plates-formes de transformation, de stockage, d’entreposage, pour réduire les pertes… C’est une responsabilité importante qui doit être assurée par l’Etat et ses structures spécialisées », a martelé l’intervenant, qui s’est réjoui des soutiens technique et financier des partenaires, dont la présence, à ses côtés, de la représentante de la FAO, Suze Percy Philippini, et du représentant adjoint de la Banque mondiale, Etaki Wa Dzon.

Légendes et crédits photo : 

Le ministre Henri Djombo (au centre) animant la conférence de presse

Source : http://www.adiac-congo.com/

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