Département du Pool : plus de huit milliards FCFA pour le financement du DDR

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Les grands axes du programme Désarmement, démobilisation et réintégration des ex-combattants (DDR-Pool) ont été présentés, le 4 octobre à Brazzaville, au cours d’une table ronde des partenaires techniques et financiers internationaux bilatéraux et multilatéraux.

Pour financer le DDR sur une période de quatre ans dans le département du Pool, il faut mobiliser une somme de 8, 300 milliards FCFA, soit 16,6 millions de dollars ou 12,6 millions d’euros. En effet, la partie congolaise qui dispose déjà de deux milliards FCFA tend la main à ses partenaires techniques et financiers. C’est ainsi que le pays a lancé une campagne de plaidoyer sur la mobilisation des ressources financières nécessaires à la mise en œuvre du programme.

 « Force est malheureusement de constater que le contexte économique et financier national actuel ne peut, en toute objectivité, permettre à notre pays de financier entièrement ce programme », a lancé d’emblée le haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants, Euloge Landry Kolelas.

Le document programme du DDR a été signé, le 31 août dernier, entre le gouvernement et les Nations unies. Sa vocation principale est de contribuer à la pacification et la sécurisation du département du Pool qui a connu deux ans de conflit armé.

Notons que cette table ronde a regroupé les ambassadeurs accrédités au Congo, les représentants des agences du système des Nations unies ainsi que d’autres partenaires. S’exprimant à cette occasion, le coordonnateur résident du système des Nations unies, Anthony Ohemeng Boamah, a rappelé les différentes activités menées depuis l’annonce de la résolution de cette crise. Il a, par exemple, cité le lancement récent du projet « Consolidation de la paix » et de la première phase du DDR dans le Pool.

Parmi les invités à cette rencontre, les ambassadeurs de France et d’Allemagne dont les pays financent déjà des projets dans le département du Pool. Selon Bertrand Cochery, l’attention doit être prêtée pour que l’argent aille bien à la population et non pas simplement aux experts. « Pour le moment, nous sommes dans la phase d’étude, c’est pour cette raison que j’ai posé un certain nombre de questions pour avoir les premiers éléments. Nous allons continuer à travailler avec les équipes des Nations unies pour lever un certain nombre de points d’interrogation, et je pense que c’est par cette méthode que nous arriverons à mieux cibler et à être complémentaires les uns des autres », a indiqué l’ambassadeur de France au Congo.

Bertrand Cochery a, par ailleurs, insisté sur le fait que tous les efforts engagés par des entreprises, notamment la réfection du Chemin de fer Congo océan, puissent avancer d’autant plus que la population a besoin de ces signaux.  « Il faudra qu’il y ait une bonne compréhension de part et d’autre, entre les partenaires et le haut-commissariat », a-t-il conclu.

Légendes et crédits photo : 

Le présidium ; une vue de la salle/Adiac

Source : http://www.adiac-congo.com/

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