Denrées alimentaires : prolifération de poulets importés dans les marchés ponténégrins

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À Pointe-Noire, le poulet venu d’ailleurs a conquis tous les marchés de la place, lésant ainsi l’écoulement de la production locale qui se fait rare.

Le poulet local se fait de plus en plus rare dans la capitale économique du Congo, la viande de volaille importée ayant envahi tous les marchés de la place. Aujourd’hui, le poulet importé coûte trois fois moins cher que le poulet local, entraînant la stagnation ou l’effondrement des activités du secteur avicole. La concurrence du poulet congelé importé, produit à grande échelle, a mis à mal l’élevage local. « J’ai dû abandonner mon activité d’éleveur de poulets à cause de la forte présence du poulet importé dans les marchés de la place. Les Congolais préfèrent acheter de la volaille importée, parce qu’elle coûte moins cher par rapport au poulet local, alors qu’elle n’est pas souvent de bonne qualité», a déploré un éleveur.

Lançant la commercialisation des poulets de chair du village agricole d’Imvouba, à plus de 100 Km au nord de Brazzaville, le ministère de tuelle avait indiqué que le Congo importait plus de 90% de ses besoins en viande de volaille et que le besoin national en poulet est estimé à environ cinquante-quatre millions de poulets frais par an, soit un poulet par habitant et par mois. Il y a quelques années, les aviculteurs ponténégrins avaient tenté de remédier aux maux qui minent leur filière en organisant un atelier de sensibilisation et de restitution de l’étude relative à la cartographie de cette filière au Congo. Un cluster ( une interprofession des aviculteurs), organe de rencontre et de défense des intérêts des aviculteurs, avait été mis en place. Mais jusque-là, le secteur peine vraiment à décoller.

 

 

Légendes et crédits photo : 

Quelques poulets de chair
crédit photo »DR »

Source : http://www.adiac-congo.com/

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