Demande de libération de Diomi : la réponse de Kinshasa à l’UE toujours attendue

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Depuis le 22 mars 2017, la Délégation de l’Union européenne en République démocratique du Congo ainsi que l’ambassade d’Italie à Kinshasa ont adressé une correspondance au gouvernement congolais, à travers le ministre de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba, lui demandant de faire libérer Eugène Diomi Ndongala dont l’état de santé s’aggrave du jour au lendemain, afin de bénéficier de soins appropriés à l’étranger. Depuis lors, Kinshasa n’a pas encore donné satisfaction à cette préoccupation.

« Je souhaite en mon nom et au nom du chargé d’affaires de l’ambassade d’Italie en République démocratique du Congo, vous faire part de nos préoccupations relatives à la santé de l’ancien député, Monsieur Eugène Diomi Ndongala, citoyen congolais marié à une citoyenne italienne. Comme vous le savez, celui-ci est actuellement hospitalisé au Centre Hospitalier Alliance/Ndolo. Son état de santé demeurant grave, il demande une évacuation en urgence à l’étranger. C’est la raison pour laquelle, dans le respect de la loi congolaise, nous faisons appel à votre sens de l’humanité et votre engagement pour les droits de l’homme, pour lui accorder la possibilité de recevoir un traitement médical adéquat… », peut-on lire dans cette lettre signée conjointement par Bart Ouvry pour le compte de la Délégation de l’Union européenne, et Stephano de Sabata de l’ambassade d’Italie à Kinshasa.

Aujourd’hui, cinq mois après, cette correspondance est visiblement classée sans suite.

Il faut aussi rappeler que l’Organisation mondiale contre la torture avait également écrit, cette fois-là au président de la République Joseph Kabila, toujours dans le sens de lui demander la libération d’Eugène Diomi Ndongala, injustement incarcéré à la Prison centrale de Makala pour ses opinions politiques.

On se rappellera aussi de la décision du Comité des droits de l’homme des Nations-Unies condamnant la République démocratique du Congo, sur base d’une plainte d’Eugène Diomi Ndongala, ordonnant ainsi à Kinshasa la libération « immédiate » de cet opposant, président du parti Démocratie chrétienne (DC), l’annulation de sa condamnation « scélérate et irrégulière », selon les propres termes du Codho, ainsi que son indemnisation.

Source : Media Congo

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