Dans le cadre de la consolidation de la paix, des policiers sont recrutés au Kasaï-Central

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Le Kasaï-Central a connu, comme on le sait, une période tumultueuse consécutive à la montée du phénomène Kamwina Nsapu, dont les membres, organisés en milice ont semé la mort et la désolation dans le Kasaï-Cenral et les contrées environnantes.

A la base de cette insurrection, pratiquement armée, on note la mauvaise gestion réservée au dossier concernant la succession du pouvoir coutumier après le décès du chef coutumier qui exerçait jusque là ces  attributions.

Entre-temps, la personne qui devait succéder avait trouvé la mort, lors d’un affrontement entre les miliciens et les forces de l’ordre. Ces miliciens qui, selon leur entendement étaient révoltés, d’une part contre le non respect des pratiques coutumiers, dans le contexte de la succession du pouvoir coutumier et d’autre part l’inhumation,  pas selon les rites,  du chef qui devrait succéder le précédent, décidé, d’une mort naturelle.

Il s’en est suivi alors, une révolte qui s’est soldée par un bilan dramatique, aussi bien humain que matériel, occasionnant de ce fait des déplacements des populations en masse, à la recherche des milieux beaucoup plus paisibles.

Parmi les pertes en vie humaine enregistrées, il est fait état, de plusieurs policiers tombés victimes. Cet état des choses a, pour ce faire, suscité une psychose dans les rangs des policiers exerçant sur place. Il s’en est même suivi, une forte  désertion dans les rangs de ces policiers.

Mais, l’on croit savoir qu’avec le compromis qui vient d’être trouvé, suite aux négociations menées par le Vice-Premier ministre Emmanuel Shadary, on peut, dores et déjà, se permettre de dire que la hache de guerre vient d’être enterrée,  quand bien même certaines langues, estiment  que cela n’est qu’un calme apparent. Mais cela n’est pas de l’avis du commissaire général de la Police nationale congolaise (PNC), Charles Bisengimana qui a annoncé le lundi 17 avril courant, à Kananga, le recrutement de nouvelles unités de la police au Kasaï-Central, en proie aux violences des miliciens Kamwina Nsapu, indique radio Okapi net.

Le chef de la police ne précise pas la date du début de ce recrutement. Mais il affirme avoir pris cette décision pour combler le vide créé  par les désertions des policiers qui, selon lui, certains se sont, même, transformés en miliciens Kamwina Nsapu, pour échapper aux éventuelle agressions. Ces recrues seront formées dans un centre de Kananga, chef-lieu du Kasaï-Central, souligne notre source.

Charles Bisengimana a, en outre,  indiqué que :  » Nous avons annoncé le recrutement, car nous nous sommes rendu compte que la plus grande faiblesse qu’on a connue pour le Kasaï-Central, c’est à cause du fait que les éléments qui sont  au Kasaï-Central, sont pour la plupart des éléments locaux qui n’ont pas eu de formation solide. Donc nous avons pensé qu’il faut former d’autres unités de la police. Nous allons recruter et former ces unités, les équiper afin de leur donner du travail à faire « .

Dans ce même ordre d’idée, il a annoncé, également la permutation de certains policiers du Kasaï-Central vers d’autres provinces.

Tant mieux, si ces dispositions en rapport avec la consolidation de la paix dans cette  partie du pays peuvent aboutir. Mais il y a tout de même à déplorer que ce soit seulement maintenant que le numéro 1 de la PNC, constate les nombreuses lacunes qu’accusent les agents de la police parmi lesquels, l’on compte plusieurs brebis galeuses et dépourvues du sens de patriotisme.

Ainsi croit-on savoir que le recrutement envisagé, tiendra compte de tous les critères requis, notamment le niveau scolaire et l’aptitude morale indispensable à un agent au service du public s’agissant surtout d’un policier qui a entre autres pour missions la protection des personnes et des biens.

Source : Media Congo

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