Culture et arts : des résultats en dents de scie

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Le bilan à mi-parcours de ce secteur n’est pas vraiment rose. Quelques événements ratés par-ci et quelques éclaircis par-là. De faux bonds qui font penser à un bilan mitigé

Culture et arts : des résultats en dents de scieLes tout premiers mois de l’année en cours sur le plan culturel, particulièrement dans les domaines de la musique et de la beauté, ont été vides de rendez-vous à l’échelle nationale. Les grands événements qui ont été organisés à de rares occasions n’ont pas satisfait les attentes des acteurs et amoureux des œuvres d’art.

L’un des plus grands rendez-vous manqué demeure la onzième édition du Festival panafricain de musique (Fespam) prévue initialement du 08 au 15 juillet puis du 19 au 21 juillet 2017.

Un communiqué du gouvernement de la République a informé l’opinion nationale et africaine que des impératifs insurmontables d’agenda ont obligé la République du Congo à procéder au report de la onzième édition du Fespam. « Initialement prévu du 19 au 21 juillet 2017, le Fespam sera organisé à une date ultérieure. Les autorités compétentes annonceront en temps utile un nouveau calendrier. Le gouvernement de la République, soucieux de répondre aux attentes de l’Union africaine, rappelle à l’opinion nationale et internationale le profond attachement des autorités du Congo aux valeurs culturelles ainsi qu’à l’esprit d’accueil qui caractérise le continent africain. »

L’idéal serait qu’il soit organisé avant la fin de l’année 2017, pour qu’il garde sa périodicité de deux (2) ans, soit chaque année impaire.

35è édition de la fête internationale de la musique, sans la  musique typique

Le Congo-Brazzaville qui n’est pas resté en marge de la célébration de la 35è édition de la fête internationale de la musique n’a pas impliqué toutes les musiques pour l’édition 2017. Certaines d’entre elles, telles que la musique typique dite moderne, sacrée dite religieuse … ont été quasiment absentes. Pas de spectacles organisés pour ces musiques tant par le secteur public que par les opérateurs culturels et les groupes eux-mêmes. À la place, le gouvernement a choisi la musique traditionnelle, ce qui fait que les mélomanes ont vite jugé de moins éclatante la célébration de la 35è édition de la fête de la musique au Congo, contrairement à celle du 21 juin 2016 qui, en fait, est restée ancrée dans les esprits de la quasi-totalité des Brazzavillois. 

En effet, la fête musicale de 2016 avait créé pour la première fois à Brazzaville, un grand « Boulevard artistique » reliant les deux extrémités de l’avenue de la paix, tout au moins du rond-point de Poto-Poto dans le troisième arrondissement au rond-point de Moungali dans le quatrième. Quatre scènes avaient été érigées pour la circonstance aux principales intersections de cette avenue qui ont permis à plusieurs centaines d’artistes, parmi lesquels les jeunes talents, de laisser jaillir le génie qui est en eux. Les comédiens congolais ainsi que les sapeurs étaient également de la partie. Bref, toutes les musiques étaient représentées et la fête était belle.

Culture et arts : des résultats en dents de sciePas d’élection Miss Congo 2017

En ce qui concerne la beauté, l’une de ses plus prestigieuses compétitions, à savoir Miss Congo, a fait profil bas. La présidente du Comité Miss Congo (Comico) avait annoncé déjà les couleurs l’année dernière. « Si jamais en 2017, le comité Miss Congo n’est pas soutenu, j’abandonne. Et ce serait regrettable ». Le Comico n’a pas été soutenu, ce qui fait que sa présidente a abandonné ce concours de beauté par manque de soutien et d’accompagnement.

Sous d’autres cieux, les comités d’organisation d’élections de beauté à l’échelle nationale sont soutenus, sauf au Congo. La conséquence est immédiate : pas d’élection Miss Congo, qui porte d’ailleurs le nom du pays. Destinée Mbama Egnanga, miss Congo 2016, gardera sa couronne jusqu’à la prochaine élection dont la date n’est toujours pas connue.

Les 8èmes jeux de la francophonie sauvent les meubles

Culture et arts : des résultats en dents de scieEn l’absence du Fespam, les artistes congolais se sont rendus à Abidjan en Côte-d’Ivoire pour participer aux huitièmes jeux de la francophonie placés sous le signe de « la solidarité, la diversité et l’excellence » tenus du 21 au 31 juillet dernier. Trois d’entre eux se sont distingués. Parmi eux, deux ont décroché les médailles d’or, dont une en Contes et conteurs, remporté par Mitchum Jules Ferry Moussoki, à travers son conte du « Moustique » qui a émerveillé le public ; puis, une autre en Chant, remportée par Fanie Fayar pour sa musique très diversifiée, associant world music et sonorités traditionnelles. Le troisième c’est Lebon Chansard Zed Ziavoula, photographe du collectif « Génération Elili » qui a reçu le prix spécial du jury dans sa catégorie.

Que les artistes congolais travaillent davantage afin de remporter de futures médailles aux 9èmes jeux de la francophonie qui se dérouleront en 2021 au Canada.

Les lettres présentes à l’échelle internationale

Si la musique n’a pas été trop au top, la littérature par contre a été présente aux différents rendez-vous à l’échelle internationale. Pour preuve, la République du Congo a été représentée à la 23è édition du Salon international de l’édition et du livre (Siel) du 09 au 19 février 2017 à Casablanca au Maroc. Deux écrivains congolais, à savoir Ramsès Bongolo et madame Sylvia Diop, ont représenté le Congo à ces assises. A côté de ces deux écrivains, le ministre de la Culture et des arts est parti avec trois maisons d’édition : Les Manguiers des (Dépêches de Brazzaville) ; Hemar du professeur Mukala Kadima Nzuji ; et LMI de Maurice Loubouaka venu de Pointe-Noire. Ces trois éditeurs ont fait la promotion de plusieurs ouvrages des Congolais qui ont écrit. Aussi, le ministère de la Culture et des arts a fait en sorte que dorénavant, lorsqu’il y a des activités où le pays est invité, les écrivains doivent y faire partie. Le Maroc (Siel) et la France (Salon du livre) ont été la première expérience. Et parmi les distinctions à l’échelle internationale, il y a celle de l’écrivain congolais, Huppert Malanda, lauréat du Prix Aimé Césaire de poésie de la Société des poètes français (SPF), à Paris. Il a été distingué pour son recueil de poèmes  intitulé « L’aube des insurrections perlières« .

Légendes et crédits photo : 

Photo 1 : photo d’archive lors du Fespam Photo 2 : les lauréates de la dernière élection Miss Congo 2016 Photo 3 : la ministre Arlette Soudan-Nonault congratulant les artistes congolais

Source : adiac-congo.com

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