Crise libyenne : Emmanuel Macron obtient l’accord sur la tenue d’élections au printemps 2018

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Les deux principaux protagonistes de la crise en Libye, le chef du Gouvernement d’union nationale (GNA) Fayez al-Sarraj et le maréchal Khalifa Haftar se sont rencontrés en région parisienne, sous les auspices du président français Emmanuel Macron dans l’espoir de leur faire signer un engagement en faveur de la paix en Libye. 

La rencontre s’est faite en présence de l’émissaire des Nations unies pour la Libye, Ghassam Salamé. Le chef de l’Etat français a obtenu des deux principaux rivaux de la crise libyenne un engagement pour sortir leur pays du chaos. Peu avant la rencontre, un communiqué de l’Elysée a annoncé que les deux hommes s’engageaient à un cessez-le-feu et à des élections « dès que possible« .
Le Premier ministre du gouvernement libyen d’union nationale Fayez al-Sarraj et le général Khalifa Haftar ont dit oui à la tenue de l’élection présidentielle au printemps 2018. Les deux hommes se sont également engagés pour un cessez-le-feu.  
Dans une déclaration commune en dix points, ils soulignent que la solution à la crise ne peut être que politique et passer par un processus de réconciliation nationale associant tous les Libyens. Le chef de l’Etat a salué « le courage historique » des deux  protagonistes.
Le GNA de Fayez al-Sarraj soutenu par les Nations unies et les occidentaux est installé à Tripoli. Mais il est contesté par le parlement de Tobrouk, et peine à unifier les différentes forces politiques. Le maréchal Khalifa Haftar a été installé en mars 2016 à Tripoli, mais son autorité est mise en cause.
La Libye est plongé dans le chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi, en 2011. Le pays est devenu une plaque tournante des réseaux de passeurs et de trafiquants, et plusieurs autorités rivales et milices se disputent le pouvoir.
Emmanuel Macron a fait du dossier libyen une de ses priorités, et avalisé la ligne « pragmatique » du chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian,  qui « prend en compte la réalité du terrain », et considère le maréchal Haftar comme le principal rempart à la menace jihadiste. 

 

Source : adiac-congo.com

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