Crise dans le Pool: des leaders de la société civile prônent un dialogue inclusif

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Née au lendemain de la présidentielle de mars 2016 dont les résultats ont été contestés par l’opposition, la crise sécuritaire dans le Pool, région voisine de Brazzaville, perdure. Au cours d’un échange avec la presse, ce mercredi 24 mai 2017, l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) et le mouvement citoyen Ras-le-bol ont affirmé que seul un « dialogue politique franc, inclusif et sans prétexte » peut permettre de régler cette situation. Les deux organisations excluent l’usage des armes.

Face à la presse, les leaders de l’OCDH et de Ras-le-Bol ont d’abord exprimé leur colère. Le 21 mai, la police leur a interdit d’organiser une rencontre citoyenne au cours de laquelle ils auraient dû évoquer la situation du Pool qui, d’après eux, ne peut être réglée que par un dialogue, franc et inclusif.

«Le Pool aujourd’hui est devenu une nébuleuse. On ne sait pas qui tire les ficelles. Mais la solution, elle n’est pas militaire, elle est politique. Il faut qu’il y ait un dialogue inclusif franc entre tous les acteurs : le pouvoir, l’opposition, la société civile dans son ensemble et sous l’égide de la communauté internationale, un dialogue inclusif. Il n’y a pas de prétexte », estime Trésor Nzila, le directeur exécutif de l’OCDH.

A ses côtés, Charlin Kinouani, coordonnateur adjoint de Ras-le-Bol, a la même conviction : « L’appel que nous pouvons lancer, c’est un appel de pacification. C’est un appel au dialogue parce qu’on ne peut pas résoudre une crise comme celle du Pool en faisant recours aux armes, parce que les armes ne résolvent pas les problèmes ».

Début mai, le Premier ministre Clément Mouamba, face à la presse également, avait exclu tout dialogue avec le pasteur Ntumi, qui, avait-il promis, sera vaincu.

Source : Media Congo

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