Crise à l’Assemblée provinciale de Kinshasa : R. Nsingi explique le complot ourdi contre lui par Kimbuta-Babala et saisit la Justice

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La crise à l’Assemblée provinciale de Kinshasa est loin d’être finie après la défenestration de son président Roger Nsingi par le vote, jugé irrégulièr par lui, d’une motion par 39 députés.

Se confiant à la Rédaction de 7SUR7.CD, Roger Nsingi ne reconnait pas son éviction du perchoir de l’organe délibérant de la capitale et dénonce plutôt la main noire du Secrétaire général adjoint du MLC Fidèle Babala en complicité, selon lui, avec le gouverneur de la ville André Kimbuta.

 » La main invisible que je dénonce, c’est Babala, c’est lui qui a appelé certains députés avant même que je ne convoque la réunion du bureau. Il a délocalisé le bureau de l’Assemblée pour tenir la réunion au siège du MLC et pour y arriver voici la façon dont il a procédé : il fallait d’abord écarté William Canon qui était le président du groupe parlementaire MLC à l’Assemblée provinciale, imposé Kitwasisa comme président du groupe parlementaire pour que les députés MLC puissent avoir la facilité de signer les propositions de déchéance parce qu’avec William Canon comme président du groupe parlementaire, un député ne peut jamais aller prendre cet engagement sans pour autant que le président du groupe parlementaire soit mis au courant. Pour y arrivé, il a comploté avec le gouverneur Kimbuta, au niveau du bureau, il a utilisé M. Bengama, explique Roger Nsingi.

Au delà de cette complicité, Roger Nsingi remet également en cause la procédure qui n’a pas été respectée sur toute la ligne.

 » Dans les us et coutumes parlementaires, après le discours du président de l’Assemblée, le bureau qui est représenté par moi se réunit pour la conférence de présidents, ce processus n’a pas eu lieu. Deuxièmement à part la conférence de présidents, 48h après, on devait maintenant lancer les invitations aux honorables députés pour qu’ils viennent adopter le calendrier, là aussi le processus n’a pas été respecté.
Faisant toujours allusion à notre règlement d’ordre intérieur, l’article 30, la personne habilitée à convoquer la plénière est le président de l’Assemblée, le vice-président peut convoquer la plénière si seulement si le président est empêché mais dans le cas d’espèce j’étais sur place, quand vous déposé une motion, celle-ci doit être examinée et là ils ont encore biaisé la procédure, à la rentrée de chaque session, le bureau est obligé de vous restituer la façon dont il a géré, cette procédure à été violée donc je déplore la procédure », fulmine Nsingi.

Dans ce cas, la seule possibilité qui se présente à Roger Nsingi est la justice. Faisant foi à la jurisprudence qui existe déjà sur cette matière, il espère obtenir gain de cause

« À moins que notre Justice se dédise. Mais je ne pense pas. Ce qui s’est produit en 2010 c’est ce qui s’est fait maintenant en 2017, il y a un arrêt qui a été rendu en 2010. Si aujourd’hui la Justice se dédit, le cas de Roger Nsingi peut se reproduire dans d’autres provinces, mais j’ai confiance à la Justice « , rassure-t-il.

Roger Nsingi espère que tout va aller vite, la procédure étant en mode d’urgence.

Élysée Odia

Source : 7sur7.cd

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